Si l’éventualité que le terrain ne soit pas complètement prêt pour le match contre le Burkina Faso le 14 novembre prochain existe, les joueurs de l’équipe nationale n’ont pas manqué d’insister pour recevoir les «Etalons» au stade Mustapha Tchaker. Une pression de plus pour la Fédération algérienne de football (FAF), désormais chargée de l’entretien des lieux, qui devra relever un sacré défi pour refaire, dans des temps très courts, une pelouse détériorée.

Par Mohamed Touileb
Sans surprises, Djamel Belmadi avait annoncé en mars dernier que les ses joueurs ont opté pour l’antre de Blida pour animer leur campagne de qualification en Coupe du Monde 2022. Logique quand on sait que l’EN a souvent transité par la ville de Roses pour se qualifier au Mondial. Pour celui de 2010, la victoire 3 buts à 1 contre l’Egypte sur ces lieux avait permis à l’équipe de Rabah Saâdane, sélectionneur de l’époque, de prendre une option sur les Egyptiens dans la course au tournoi sud-africain.

Pelouse maudite, stade béni
Pour l’édition 2014 au Brésil, les «Fennecs» avaient dominé le Burkina Faso (1-0) pour valider un strapontin à la messe universelle. En tout, l’équipe nationale a disputé 42 rencontres dans cette enceinte sans jamais perdre. Le bilan est de 36 victoires et 6 nuls pour 116 buts marqués et seulement 20 encaissés. Ainsi, on comprend que le fait de se produire à Tchaker donne un certain confort psychologique pour les camarades d’Islam Slimani, meilleur buteur sur les lieux avec 19 réalisations sur les 37 qui font de lui le buteur historique de l’Algérie. Par ailleurs, on peut noter que l’état très mauvais du gazon lors des matchs de septembre (Djibouti) et octobre (Niger) ne semble pas pousser Mahrez & cie à penser à recevoir les Burkinabés ailleurs.
Le temps, un sacré adversaire
Pour les champions d’Afrique, l’idéal reste de recevoir à Blida. Et ce, même si le stade 5 juillet 1962 (Alger) et le Nouveau stade d’Oran seront opérationnels pour la prochaine date. L’instance fédérale ne pourra que se plier face à cette insistance avec tous les risques techniques que cela pourrait comporter. D’autant plus que le temps imparti pour refaire l’aire de jeu est très court quand on sait que la levée d’herbe requiert 3 à 4 semaines avant que cette dernière ne soit taillée. A ce propos, on notera que Farid Boussaâd, le directeur de l’entreprise ‘’Natural Grass‘’ chargée par cette mission, a assuré que son équipe a recouru à des «produits et matériel modernes» pour permettre à la pelouse de retrouver toute sa splendeur à temps. C’est ce que tout le monde espère. D’autant plus que la mauvaise herbe de Tchaker a suscité nombreuses polémiques et des sorties médiatiques colériques de Belmadi qui était, au même titre que ses protégés, écœuré de jouer sur une pelouse pareille. L’espoir est que le gazon retrouve la verdure du mois de juin dernier, un temps où le coach des Verts était pleinement satisfait de l’état du terrain. n