Le FMI est-il encore utile à l’économie  mondiale ? N’est-il pas temps de revoir la copie des «enfants» des Accords de Bretton Woods, le FMI et la Banque mondiale ? On se souvient qu’après la Seconde Guerre mondiale et avec le Plan Marshall en toile de fond

, les Etats-Unis sont devenus les maîtres du monde pour, ensuite, de digressions en invasions et de chasse aux communistes, devenir le gendarme du monde. Les instruments de domination, depuis, sont connus : sa majesté Dollar, qui a remplacé l’or comme étalon de mesure dans les années 1970, les marines qui se chargent de «corriger» les vassaux récalcitrants et, enfin, une refonte de la carte du monde, comme celle après la Seconde Guerre mondiale avec, au passage, des destructions de pays entiers comme l’Irak, aujourd’hui, et hier, l’Indochine. Economiquement, et pour asseoir un pouvoir politique, les rênes de la finance mondiale sont donc, depuis, aux mains de la Banque mondiale et la «frenchy» FMI, son directeur étant toujours de nationalité française pour des raisons que l’on ne connaît pas. Christine Lagarde, l’actuel boss du FMI, ne se lasse pas, depuis, de distribuer des bons ou des mauvais points, selon les directives du patron de la Maison-Blanche. L’opération de la planche à billets, promue par l’Algérie suite à la baisse des prix du pétrole depuis 2014, a trouvé les foudres du FMI comme soutien. Ce dernier, à coups de visites à Alger et de «conseils», prévoyait une inflation à deux chiffres pour l’un des rares pays qui n’empruntent pas sur les marchés financiers mondiaux. Mais l’envolée des prix de l’or noir, qui ont atteint 85 dollars, a fait que l’inflation promise pour l’Algérie, et sans doute une bonne gestion de la planche à billets, a fait que l’inflation s’affiche à un seul chiffre. Les Etats-Unis, toujours aussi gendarme du monde que par le passé, s’orientent donc vers une maîtrise du prix du baril qu’ils voudraient à leur portée. De punition de l’Iran et du Venezuela, entre la «guerre froide» relancée avec la Russie, les insinuations envers les pays de l’Opep, la Maison-Blanche essaie de recadrer sa politique énergétique selon ses besoins. Une nouvelle arme fatale a été inventée, une arme au bout des doigts de l’actuel pensionnaire de la White-House, Donald Trump. Même si sa manière de déstabiliser les marchés de l’or noir n’est pas conventionnelle, il a quand même réussi à fragiliser les prix du pétrole qui a perdu 40% de sa valeur en l’espace de quelques semaines, passant vers le seuil des 60 dollars pour le Brent. Les tweets de l’irascible Donald, même s’ils donnent une illusion de comiques au premier abord, n’en sont pas moins des armes de destruction massive des prix de l’or noir. Avec
11 millions de barils produits chaque jour, les Etats-Unis ont mis à mal les accords de juin dernier de l’Opep. Une guerre larvée a éclaté entre Trump et les pays producteurs de pétrole, plus la Russie, et déjà, pour une fois, l’Arabie saoudite a manifesté la nécessité de réduire la production Opep de 1,5 million barils/jour, donnant elle-même le signal en réduisant sa production de 500 000 barils. Une autre guerre du pétrole est donc lancée entre les States et les pays producteurs de pétrole, Russie et Norvège compris. Mais avec le blocage de la vente de la production du pétrole iranien, l’Opep et ses alliés peuvent, peut-être, trouver dans les sanctions américaines contre l’Iran une bouée salvatrice qu’ils n’espéraient pas.