Sur le trône du championnat d’Italie, la « Vecchia Signora » (Vieille Dame en italien) fait de vieux os. Pour la 9e saison de suite et la 36e de son histoire, la Juventus Turin a décroché la couronne de Serie A. C’était après avoir battu la Sampdoria (2/0) dimanche pour le compte de la 36e journée. Un sacre loin d’avoir été évident. Les Turinois ont même quelque peu tremblé avec une reprise après la halte due au Coronavirus qui n’a pas été évidente.

Un jeu moins fluide, des copies en demi-teinte mais quelques fulgurances ont suffi pour sauver les meubles, c’est la Juventus version Maurizio Sarri. Le technicien transalpin n’aura pas vraiment convaincu pour sa première saison sur le banc des « Juventini ».
D’ailleurs, il a même perdu la Coupe d’Italie sur son chemin en se faisant battre en finale par le Napoli SSC, qu’il avait déjà entraîné, au terme de la série fatidique des tirs au but. C’était le 17 juin dernier au terme d’une prestation soporifique des camarades de Paulo Dybala, l’un des hommes forts de ce triomphe en championnat, qui est sorti sur blessure dimanche soir.

CR7 et Dybala en providence
Loin du contenu qui n’est pas flamboyant, le driver des « Bianconeri » préfère mettre en évidence la constance de la formation de Turin ces dernières années sur le plan national. « Ça a une saveur forte. Gagner est dur et ce club gagne depuis tant d’années. Chaque année, c’est plus dur. Il n’y a rien d’acquis dans le sport et ça n’est pas facile de rester à ce niveau. Ç’a été une saison très dure, très longue, particulière. Réussir à être champions à deux journées de la fin, c’est le grand mérite du groupe », estime Sarri.
L’ex coach de Chelsea a pu compter sur certaines individualités pour pouvoir verrouiller ce titre malgré quelques matchs compliqués. Pour lui il y a deux éléments qui sortent du lot: « Cristiano et Dybala font la différence. Ce scudetto est en grande partie grâce à eux. Mais il y a tout le club. Le président est une personne qui te donne de l’énergie, les dirigeants sont toujours présents, donc le club est un élément important.» En effet, CR7 et la Joya (le bijou) ont été des hommes forts. Le Portugais a inscrit 31 buts et fait 6 passes décisives en 32 rencontres alors que l’Argentin a trouvé la faille à 11 reprises et délivré autant d’offrandes en 33 apparitions. Limpide.

Place à la C1 !
Désormais, pour le team du Piémont, il reste la Ligue des Champions et un acte II contre l’Olympique lyonnais, vainqueur 1 but à 0 à l’« aller », à disputer le 8 août prochain. Un 1/8 de finale « retour » qu’ils devront gagner afin de prolonger l’aventure en C1 qu’ils ont quittée en ¼ de finale lors de la dernière édition face à l’Ajax Amsterdam.
Le retard à refaire n’est pas conséquent. Mais il faudra récupérer Dybala et compter sur un Cristiano Ronaldo habitué des grands soirs de C1 avec ses 129 pions plantés depuis le début de sa carrière en LDC. « On va voir comment on y arrive. On arrive avec 14 matches joués en 44 jours. On a laissé du monde en route et espérons qu’on n’a pas aussi perdu Paulo (Dybala). On verra. C’est un tournoi pour lequel il est difficile de faire des prévisions, parce que chaque équipe aura sa propre histoire. Je pense que c’est une année où tout peut arriver. Je leur ai dit ‘’si vous gagnez avec moi qui n’ai jamais rien gagné, c’est que vous êtes vraiment forts’’ », analyse Sarri. La tâche ne sera pas mince.

Soulier d’Or : Immobile menace Lewandowski
Mal en point depuis la reprise du championnat courant juin, la Lazio s’est relancée. Victorieuse de Cagliari jeudi, la formation dirigée par Inzaghi a largement battu le Hellas Vérone (5-1) ce dimanche grâce notamment à un triplé de l’infernal Ciro Immobile.
Enfin, Ciro Immobile retrouve son niveau de la période pré-Covid. Auteur d’un triplé retentissant, l’Italien a fait un pas de géant vers le titre de meilleur buteur de la Serie A. Il compte 34 buts au compteur, devançant ainsi le Portugais Cristiano Ronaldo de trois unités après que ce dernier a planté un but lors du succès (2/0) contre la Sampdoria. Et pour le titre du Soulier d’Or, l’attaquant revient à hauteur de Lewandowski (34 réalisations). L’international transalpin a ainsi deux journées pour faire mieux que le Polonais.