Les pertes évaluées par ces deux moyens de transport depuis mars 2020 s’élèvent à 13 milliards de dinars. Elles risquent de s’aggraver davantage si le gouvernement Djerad ne donne pas son feu vert pour la reprise de leurs activités. Un accord serait sur le point d’être conclu pour une remise sur rail des wagons et des rames.

Le secteur du transport routier des voyageurs reste dans l’attente d’un retour à l’activité après huit mois d’arrêt, engendrant de grosses pertes financières. En somme, pour le Président-Directeur général du Groupement du transport routier des voyageurs Mokhtar Rezouk, le secteur du transport reste pénalisé et passe une période difficile suite à la pandémie du coronavirus. Et à ce titre, il évalue les pertes subies à 15 milliards de dinars depuis la suspension de son activité, dont 13 milliards liés uniquement au train et au métro, sans compter le tram qui est resté à l’arrêt de mars à juin.
Mokhtar Rezouk, qui se prononçait hier dans l’émission matinale de Chourouk TV, a confié que « malgré cette situation de pertes criantes, la suspension du transport par train et métro est toujours de vigueur et le restera tant que la situation épidémiologique que traverse le pays ne s’améliore pas ». Il a toutefois fait savoir « qu’un accord préliminaire de la commission scientifique de lutte contre l’épidémie du coronavirus de la santé, pour ouvrir le transport inter-wilayas » est en voie de se confirmer « dans la mesure où les rapports sur le protocole sanitaire du transport précédemment approuvé attendent l’approbation finale ». Ajoutant dans ce sens que le comité a affiché sa satisfaction pour les mesures prises au niveau des gares ferroviaires et routières. Le PDG n’a pas écarté une éventuelle reprise des transports entre les wilayas surtout dans la mesure « où dans les gares routières le dispositif relatif au protocole sanitaire est en place », a-t-il souligné. Le Président-Directeur général du Groupement du transport routier des voyageurs a par ailleurs annoncé que le ministère des Transports « se penche actuellement sur la préparation d’un nouveau schéma de transport ». Pour Mokhtar Rezouk, « c’était attendu car les transports en Algérie nécessitent une réévaluation en mettant un nouveau plan pour le secteur et où 90% des opérateurs sont issus de secteur privé ». Poursuivant son intervention, il a aussi évoqué la problématique du transport de voyageurs dans les zones d’ombre et sur lequel il a annoncé que le ministère des Transports a levé le gel de l’octroi des autorisations de transport dans ces dernières.
Revenant sur la dure situation que traverse le secteur des transports des voyageurs, le PDG ne s’est pas empêché de souligner que du côté des taxieurs comme celui des patrons d’autocars « on ne sait plus à quel saint se vouer », a-t-il signalé. « Huit mois durant sans entrée d’argent, alors qu’ils ont des charges fixes à honorer, les ont mis à plat. Cependant, ils s’accrochent tant bien que mal car ils gardent l’espoir que la suspension d’activité va être levée à brève échéance. C’est du moins ce qu’ils espèrent », conclut le PDG. n