Dans deux jours, le MC Alger recevra le NC Magra en mise à jour de la 18e journée de Ligue 1. Ça sera la première rencontre de l’ère Amar Brahmia, désigné nouveau président du Conseil d’Administration du Mouloudia. Aussi, ce duel marquera le retour de Nabil Neghiz sur le banc, alors qu’il a été remercié en février dernier. La manière dont le «Doyen» est géré par la Sonatrach, actionnaire majoritaire, irrite au plus point les supporters qui ne décolèrent pas. Pour que le calme revienne, réaliser de bonnes performances devient une nécessité. Pas évident compte tenu de l’environnement.

Par Mohamed Touileb
10e du championnat, le Mouloudia est loin de répondre aux attentes de ses supporters qui n’hésitent pas à contester la gestion de la Sonatrach à chaque fois que les résultats sportifs ne suivent pas. C’est devenu presque une habitude de demander le départ de l’entreprise d’hydrocarbures de la tête des «Vert et Rouge».

Neghiz, un retour qui intrigue
Les dirigeants mouloudéens brillent souvent par leurs décisions contradictoires qui n’obéissent pas à une logique ou une cohérence de gestion. Illustration avec ce comeback de l’entraîneur Nabil Neghiz qui a pourtant été prié de plier bagages début février dernier pour résultats insuffisants. Il a été remplacé par Abdelkader Amrani qui n’a, lui aussi, pas fait long feu sur le banc.
Clairement, le pouvoir décisionnel au MCA n’est pas entre les bonnes mains. Aussi, on a comme l’impression qu’il y a plusieurs parties au sein de l’Etat Major qui veulent placer leurs «clients» aux postes de coach ou de manager général. Illustration avec tous ces noms qui ont circulé ces derniers temps.
Pour ce qui est du chef de la barre technique, il a même été annoncé que José Anigo allait devenir le nouveau driver avant que cela ne tombe à l’eau. Aussi, Karim Ziani a été pressenti pour devenir Manager général avant qu’il démente sa venue aux affairs managériales du club de la capitale. Tant de manipulation par les canaux médiatiques et les réseaux sociaux qui montrent, si besoin, que tout le monde ne tire pas dans le même sens au sein de la direction.

Centenaire des maux
Après 100 ans d’existence, le Mouloudia est en train de faire les frais d’un amateurisme sans égal dans son management. L’absence d’un véritable projet sportif alors que le gaspillage de l’argent provenant de la rente pétrolière est omniprésent est la caractéristique principale de l’ère Sonatrach. Ce grand pipeline semble avoir des conduites secondaires pour détourner des fonds via des désignations qui ne font pas l’unanimité. Surtout quand les personnes choisies pour les missions ne sont pas issues du milieu footballistique.
On peut, de ce fait, penser que ces gens missionnés ne peuvent pas avoir une approche rationnelle de la situation et connaître ce qui pose véritablement problème. A l’approche des quarts de finale de la Ligue des Champions CAF, dont le tirage au sort est prévu après-demain, le MCA se doit de retrouver de la sérénité afin de ne pas voir la saison du centenaire tourner en un véritable fiasco. Surtout qu’en championnat, il sera quelque peu difficile de refaire le retard sur le peloton de tête avec un podium placé à 6 longueurs et un leader (ES Sétif) qui compte 11 points d’avance.