Les résultats du baccalauréat 2021 seront proclamés le 20 juillet. La première phase de l’opération de correction des copies des candidats a été achevée et les enseignants, qui ont assuré cette étape, parlent d’une tendance vers un taux de réussite qui dépasserait les 50%.

Par Milina Kouaci
Le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) a avancé, lui, un taux de réussite de 55 %. Sur la base de l’étude qu’il a effectuée, le CLA estime que « les résultats de la première correction des copies du Bac font ressortir un taux de réussite de 55,18 % », soit un taux en léger recul par rapport à la session de 2019/20, dont le taux national de réussite était de 55,30% sachant que l’année passée, les candidats ont été admis avec 9/20 de moyenne dans une décision qui a fait polémique.
« Les prévisions du CLA sont tirées d’une étude menée sur un échantillon de 5 000 copies de feuilles d’examen dans chaque matière pour chaque filière, auprès des différents centres de correction du territoire national», indique Zoubir Rouina, secrétaire général de la même organisation syndicale. Selon la même source, la filière de technique mathématique arrive en première position avec 64,42%, suivie de la filière des maths avec 60,93% et des sciences expérimentales avec 50,90%. En quatrième position arrive la filière de gestion et économie avec 54,11% puis celle des lettres et langues étrangères avec 49,10 % et philosophie en dernière position avec 42,62%.
Des facteurs favorables étaient derrière ce « taux de réussite probable» qui a dépassé 50%.
D’après notre interlocuteur, il s’agit en particulier de la nature des sujets proposés au cours de cette session en tenant compte de la situation épidémique et des conditions de scolarisation des élèves durant l’année. Les questions ont été globalement tirées des cours du premier trimestre, mais aussi du mode de scolarisation adopté l’année passée, explique M. Rouina. « Nous avons toujours plaidé pour des classes avec un nombre réduit d’élèves pour une meilleure assimilation des élèves», dit encore le responsable du CLA, qui exprime, par ailleurs, des réserves par rapport aux conditions dans lesquelles les enseignants ont travaillé l’année passée. De son côté, Abdelouahab Lamri Zegar, porte-parole de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef), estime que le taux de réussite sera conséquent, sans avancer toutefois un quelconque chiffre. Il précise que «les échos recueillis auprès des enseignants correcteurs font ressortir que le taux de réussite à l’examen du baccalauréat sera important car le barème arrêté est en faveur des candidats. Pour rappel, un total de 731 723 candidats s’est présenté aux épreuves du Bac à travers 2 528 centres répartis sur tout le territoire national. Selon l’Office national des examens et concours (Onec), ce nombre est réparti entre 459 545 candidats scolarisés (180 833 garçons et 278 712 filles) et 272 178 libres (140 099 garçons et 132 079 filles). Les candidats ont concouru pendant cinq jours dans des conditions sanitaires exceptionnelles du fait de la propagation de la Covid-19, mais la tutelle a réuni toutes les conditions matérielles et humaines nécessaires à la réussite du baccalauréat en vue de consacrer l’égalité des chances entre les candidats et assurer la crédibilité et le bon déroulement de l’examen, bien que des lacunes ont été constatées, notamment dans la région du Sud.
Cette session n’a pas été entachée certes par les fuites des sujets, à l’exception des cas de fraude isolé.
Le ministère a rappelé que « l’atteinte à la crédibilité des examens est un acte puni par la loi en vertu du Code pénal, précisant que des fraudeurs ont été « arrêtés, déférés devant la justice et condamnés dans nombre de wilayas ». n