Les prix du pétrole étaient en forte baisse jeudi, dans la lignée de la veille, plombés par des perspectives économiques qui s’aggravent après la situation de pandémie déclarée par l’OMS et les mesures drastiques annoncées par les Etats-Unis. Vers 10H50 GMT (11H50 à Alger), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 33,71 dollars à Londres, en baisse de 5,84% par rapport à la clôture de mercredi. A New York, le baril américain de WTI pour avril perdait 5,58%, à 31,14 dollars. Le baril de Brent est tombé jusqu’à 33,30 dollars le baril en cours de séance asiatique, peu avant 02H30 GMT, s’approchant de son plus bas depuis début 2016 touché lundi, à 31,02 dollars. Celui de WTI a heurté au même moment les 30,68 dollars, alors qu’il était tombé à 27,34 dollars lundi. Depuis le début de l’année, les deux indices de référence ont perdu près de le moitié de leur valeur. L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, deux alliés majeurs au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), ont par ailleurs accentué la pression dans la guerre des prix pétroliers qu’ils livrent à la Russie en annonçant mercredi qu’ils pourraient inonder les marchés mondiaux d’or noir. Moscou restait cependant inflexible, le président russe Vladimir Poutine se disant mercredi « certain » que l’économie russe sortirait « renforcée » de cette guerre des prix.