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Deux cas du nouveau coronavirus chinois ont été « confirmés » en France, les premiers avérés en Europe, a annoncé vendredi soir la ministre française de la Santé Agnès Buzyn. Le premier cas concerne un patient hospitalisé à Bordeaux (sud-ouest) et le deuxième à Paris, a précisé la ministre lors d’un point presse au ministère de la Santé, assurant que les autorités allaient faire tout leur possible pour « circonscrire » la propagation du virus.

Les deux patients hospitalisés qui s’étaient tous les deux rendus en Chine ont été placés en isolement. « Nous sommes en train de remonter l’histoire de ces patients positifs de façon à rentrer en contact avec les personnes qu’ils ont croisées », a expliqué la ministre, notant que la période d’incubation était probablement « autour de 7 jours, entre 2 et 12 jours ». « Nous avons aujourd’hui les premiers cas européens, probablement parce que nous avons mis au point le test très rapidement et que nous sommes capables de les identifier », a estimé la ministre. « Il faut traiter une épidémie comme on traite un incendie, très vite repérer la source » et le « circonscrire le plus vite possible » a-t-elle encore déclaré. Le premier patient, âgé de 48 ans, est revenu le 22 janvier en France après « quelques jours » en Chine où il est notamment « passé par Wuhan », et a été hospitalisé jeudi à Bordeaux, a précisé Mme Buzyn. « Il va bien », a-t-elle assuré. « Nous savons que depuis qu’il est sur le territoire français il a été en contact avec une dizaine de personnes, nous allons les contacter ». La ministre, qui a indiqué avoir eu l’information sur le second cas positif juste avant le point presse, n’a pas été en mesure de donner de détails sur le patient, indiquant toutefois qu’il était allé en Chine et qu’il était hospitalisé à l’hôpital Bichat à Paris.

Le bilan officiel de la maladie causée par ce coronavirus apparu en décembre sur un marché de Wuhan, une ville du centre de la Chine, s’est encore aggravé vendredi, avec 26 morts.