Le limogeage du sélectionneur national Rabah Madjer officialisé, il est évident que les oreilles des Algériens seront désormais tendues vers la Fédération algérienne de football (FAF) pour avoir la moindre information sur son successeur. Des spéculations sur le remplaçant de Madjer à la tête des Verts ont débuté il y a bien longtemps. C’est-à-dire depuis que le président de la FAF, Kheireddine Zetchi, avait annoncé que « seul le bureau fédéral est habilité à trancher le limogeage ou pas du sélectionneur ».

Et, à la veille de la réunion du BF, l’officialisation du limogeage de Madjer a été annoncée même par le ministre de la Jeunesse et des Sports, à partir de l’Espagne où il se trouve pour les Jeux méditerranéens 2018 de Tarragone. Dès hier, les spéculations ont repris de plus belle d’autant plus que cette fois, il n’y a plus l’ombre d’un doute sur le départ de Rabah Madjer qui s’est entêté à ne point démissionner.

La FAF a deux mises perdues

Aujourd’hui donc les observateurs et les spécialistes espèrent que, cette fois, le patron de la FAF et les membres de son bureau fédéral ne feront pas la même erreur de casting après celles de la nomination de l’Espagnol Lucas Alcaraz et de Rabah Madjer à la tête des Verts.
Ces responsables n’ont vraiment plus droit à l’erreur d’autant que la prochaine échéance débutera dès le 7 septembre prochain avec le déplacement des Verts à Banjul, pour disputer leur deuxième match du groupe face à la Gambie, pour le compte des éliminatoires de la CAN 2019. Jusque-là, Alcaraz et Madjer ont échoué dans leurs missions respectives de redonner « confiance » aux « Verts » et surtout à leurs fans. Si Zetchi avait pris, seul, l’initiative de choisir Lucas Alcaraz, cette fois, l’instance fédérale a bien accepté un sélectionneur national « imposé ». En sept mois de travail, Rabah Madjer a fait régresser les «Fennecs» au point de ne plus reconnaître la sélection qui avait disputé les deux dernières Coupes du monde (2010 et 2014). Ces « deux parenthèses » ont fait perdre beaucoup de temps pour la « reconstruction » de la sélection nationale.

Eviter de se tromper

Le choix du successeur de Madjer devrait donc être bien étudié pour ne point tomber dans les mêmes erreurs commises par les actuels dirigeants de la FAF. Des noms qui circulent pour la succession de Madjer, il y a évidemment ceux des ex-sélectionneurs des Verts. Il y a le Bosnien Vahid Halilhodzic, libre de tout engagement après son limogeage par la Fédération japonaise de football après avoir qualifié leur sélection au Mondial russe. Seulement, Halilhodzic veut prendre des vacances avant de décider sur son avenir, lui, qui a annoncé avoir été très sollicité depuis son limogeage du Japon. Ce qui n’est pas faux. Le deuxième nom qui circule avec insistance est celui du Français Christian Gourcuff. Ce dernier jouit d’ailleurs de l’appui de la Direction technique nationale (DTN). Ce qui est d’importance dans ce genre de choix si, bien sûr, la FAF daignera demander conseil à la DTN.

L’éventualité Belmadi

De plus, Gourcuff a laissé entendre qu’il est prêt à revenir poursuivre le travail qu’il a entamé avec les Verts. Par ailleurs, on cite aussi le nom du Portugais, Queiroz qui se trouve en Russie à la tête de la sélection iranienne qui doit disputer aujourd’hui son troisième match du groupe B face au Portugal avec l’espoir de se qualifier aux huitièmes de finale. Il faut dans ce cas attendre la fin de mission de Queiroz pour pouvoir l’approcher d’une manière sérieuse. Sinon, certains pensent à la solution « locale ». Et là, bien évidemment, c’est le nom de Djamel Belmadi qui a bien fait ses preuves, notamment au Qatar. D’ailleurs, son nom a été cité avec insistance avant l’engagement de Madjer. Enfin, il y a aussi d’autres noms qui sont cités alors qu’une « surprise » de la part de la FAF n’est vraiment pas à écarter… n