Fin de non-recevoir pour les partisans de l’annulation de l’examen du BEM. Le maintien et l’organisation de l’examen du BEM ont été décidés «consensuellement», a affirmé le ministre de l’Education, mettant ainsi fin à une revendication insistante à laquelle tenaient quelques syndicats et des associations de parents d’élèves, qui n’ont pas perdu espoir de voir les autorités revenir sur la décision.

Dans ce registre, des syndicats du corps enseignant et des associations de parents d’élèves avaient déploré la décision du Conseil des ministres qui, dans une réunion exceptionnelle le 10 mai, a décidé du maintien de l’examen de fin de cycle moyen.
«Toutes les décisions prises dans le secteur de l’Education, y compris l’organisation des épreuves du Brevet d’enseignement moyen (BEM), ont été basées à 99,99% sur des propositions du partenaire social», a tranché M. Ouadjaout, dans ce qui s’apparente à une invitation à l’adresse des syndicats de passer aux choses sérieuses.
Mohamed Ouadjaout, qui répondait lundi à des préoccupations des membres de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), lors d’une plénière consacrée au débat du projet de loi de règlement budgétaire du secteur de l’Education nationale pour l’exercice 2017, a fait savoir que «99,99% des décisions relatives à son secteur prises au niveau de Conseil des ministres, dans le cadre de la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus sont basées sur des propositions de ses partenaires sociaux qui ont été toutes satisfaites dont le report du BEM».
Le ministre insiste sur le fait que le maintien et l’organisation de l’examen du BEM ont été décidés «consensuellement» avec les partenaires sociaux qui avaient appelé à son report, en raison de la propagation de la pandémie Covid-19 en Algérie, bien que d’autres organisations syndicales ont émis des réserves sur le maintien de l’épreuve, ou sur la date fixée pour son déroulement, et ce, par crainte de décrochage scolaire ou du stress qui accompagnerait les élèves tout au long des vacances d’été dans l’attente de la date de l’examen.
Le ministre de l’Education confirme qu’il y avait «un large consensus avec les partenaires sociaux, en prêtant l’oreille aux préoccupations des élèves et des parents», a-t-il soutenu, ajoutant qu’il s’est «engagé à transmettre les différentes propositions à la plus haute autorité de l’Etat». Mohamed Ouadjaout confirme que la décision de tenir l’examen «a été prise sur une «base pédagogique», une mesure à même d’empêcher de gonfler les notes de l’évaluation continue des élèves.
Par ailleurs, il a insisté sur le fait que le BEM était un diplôme et non une formation, c’est pourquoi l’élève qui a franchi les deux cycles primaire et moyen ouvre droit à ce diplôme. Rappelant que les élèves non scolarisés poursuivant leurs études à distance «en ont besoin» afin d’accéder au monde de la formation professionnelle d’où la nécessité de leur donner cette chance.
S’agissant de ses prévisions sur le taux de réussite, le premier responsable du secteur de l’Education a affirmé, en se référant aux résultats obtenus dans les deux premiers trimestres, qu’il est possible d’atteindre «un taux élevé de réussite». Pour lui, l’examen constitue «une opportunité pour les élèves qui n’ont pas obtenu la moyenne de 9/20, de passer à la première année secondaire, en calculant les deux moyennes de l’évaluation continue et de l’examen de passage». Par la même occasion, le ministre a rappelé que le président Tebboune avait promis, auparavant, de prendre des décisions concernant l’organisation de la fin d’année scolaire 2019-2020, poursuit-il, «qui seront certes dans l’intérêt des élèves et des parents», en allusion à la réduction de la moyenne de passage, la comptabilisation de la moyenne des premier et deuxième trimestres ainsi que l’annulation de l’examen de fin de cycle primaire.
Contrairement aux voix discordantes, des syndicats ont accueilli favorablement la décision de la tenue du BEM, car les décisions du Conseil des ministres avaient «calmé les inquiétudes des élèves et de leurs parents, qui sont plus rassurés du sort de l’année scolaire».
En date du 03 mai dernier, le Conseil des ministres avait formé une commission interministérielle devant statuer sur les mesures nécessaires pour terminer une année scolaire perturbée non pas par un mouvement social, mais par l’épidémie du coronavirus. Une semaine plus tard, le Conseil des ministres a annoncé la fin d’une année scolaire exceptionnelle et décidé d’annuler les épreuves de 5e année primaire et d’organiser celle du BEM et celui du bac durant les deuxième et troisième semaines du mois de septembre.
Le Conseil des ministres a décidé également que le passage d’une classe à une autre, dans les trois paliers de l’Education, se fera sur la base de la moyenne des deux premiers trimestres, avec la révision à la baisse de la moyenne annuelle d’admission.
Quant à la date de déroulement de l’examen du BEM, elle a été fixée du 7 au 9 septembre 2020, tandis que celle du bac se déroulera sur cinq jours, du 13 au 17 septembre.<