Les partis saluent le respect des délais constitutionnels et la convocation du corps électoral mettant ainsi fin à l’opacité entourant la prochaine élection présidentielle.

C’est ainsi que Mohamed Adimi, porte-parole du parti d’Ali Benflis, estime d’entrée de jeu qu’à travers la convocation du corps électoral « ils ont fait ce qu’il fallait faire, c’est-à-dire le respect des délais constitutionnels ». « Nous avions exigé à maintes occasions à respecter les délais constitutionnels et rejeté les appels au report de la présidentielle, et refusé les appels à la prolongation du mandat de l’actuel président de la République », enchaîne-t-il. Aux yeux de Adimi, la seule question qui demeure en suspend maintenant est de savoir « s’il y aura un cinquième mandat ou non ? ». Sollicité à propos de la participation ou non de son parti au rendez-vous du 18 avril prochain, Adimi fera remarquer que
« le parti compte réunir le comité central, fin janvier ou début de février prochain, pour trancher notre position par rapport à la prochaine présidentielle ». Même son de cloche chez Jil Jadid, le parti de Sofiane Djillali, qui salue la convocation officielle du corps électoral. « Heureusement que l’élection présidentielle se tiendra selon le délai constitutionnel », lance Sofiane Djillali, président du parti, insistant sur l’impératif de « respecter les lois et la Constitution dans notre pays ». Questionné sur les raisons du maintien de l’élection présidentielle dans ses délais constitutionnels, en dépit des appels au report du rendez-vous électoral, le président de Jil Jadid expliquera qu’« après des tentatives de report de l’élection présidentielle, en jonction avec une partie de l’opposition, il est clair qu’il est apparu qu’il était impossible d’aller dans ce sens et que la convocation du corps électoral met fin à cette polémique ». Toutefois, à ses yeux, « maintenant, il reste à savoir s’il y a un cinquième mandat ou non ». De son côté, Boudjerra Soltani, membre du majliss echoura du Mouvement de la société pour la paix (MSP) et président du Forum international du centre, exprime sa plus grande satisfaction face à la convocation du corps électoral. « Nous sommes très satisfaits de cette décision qui respecte les délais constitutionnels », note-t-il, avant de faire observer que « du moment que le président de la République a utilisé ses prérogatives et décidé officiellement de la tenue de la présidentielle, le 18 avril prochain, cette démarche ferme la porte devant toute surenchère et face à ceux qui avaient des lectures politiciennes et critiquaient une prétendue opacité de la situation politique nationale ». « Fini les supputations et le travail de coulisses. Commence à présent le compte à rebours pour le rendez-vous de la présidentielle », a-t-il soutenu. En outre, il est utile de souligner que la majorité des formations de la scène politique nationale n’avaient de cesse d’appeler au respect des délais constitutionnels et à la tenue de la présidentielle en son temps.
C’est notamment le cas du Parti des travailleurs (PT), du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), du Front des forces socialistes (FFS) et du parti El Moustaqbel, dont le président Abdelaziz Belaïd est candidat. De leur côté, les partis qui avaient appelé au report ou à la prolongation du mandat à l’actuel chef de l’Etat, à l’instar de Moussa Touati et de Abderezak Makri, ils étaient dans la gêne et n’ont pas souhaité s’exprimer.