L’Organisation nationale des parents d’élèves a réagi hier à la sortie du collectif national des écoles privées d’Algérie (CNEPA) qui appelle au gel du contrat-type devant régir les relations entre écoles privées et parents d’élèves. Le président de l’Organisation nationale des parents d’élèves (ONPE), Ali Benzina, affirme que ce «contrat n’a pas réussi à mettre fin aux dépassements, puisque un bras de fer est de nouveau engagé entre certaines écoles privées et des parents d’élèves qui exigent l’application du contrat-type.»
Plus explicite, il dira que «certaines écoles réclament toujours les frais de scolarité des mois de juillet et août, alors que les écoliers n’ont pas eu cours à cette période et que l’année scolaire n’a été lancée que fin octobre». Ce dernier reproche en particulier au ministère de l’Education de «ne pas contrôler et de ne pas suivre l’application dudit contrat-type sur le terrain», accusant certaines directions de l’Education de «complicité» avec les écoles privées. «Certaines écoles font fi des réglementations en vigueur», ajoute M. Benzina, qui indique que son association est en train de constituer un Comité de parents d’enfants scolarisés dans les écoles privées. «Un nombre important de parents d’élèves nous ont saisis sur les dépassements des écoles privées où sont scolarisés leurs enfants», dit-il. A ses yeux, «les parents d’élèves doivent s’organiser davantage et se solidariser pour signaler le non-respect des lois de la République par des écoles qui tentent d’obtenir le gel du contrat-type» et ainsi «d’imposer leur diktat» aux parents d’élèves. Notre interlocuteur rappelle que les ministères de l’Education et du Commerce avaient exhorté les deux parties à collaborer pleinement pour assurer la mise en œuvre «rapide et efficiente» de ce contrat afin de «préserver l’intérêt de l’élève». «Certains établissements n’ont pas trouvé mieux que de demander aux parents d’élèves qui ont réclamé l’application du contrat-type de transférer leurs enfants vers d’autres écoles s’ils n’acceptent pas leur propre contrat», poursuit M. Benzina.