Le conseil national du Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) observe une grève nationale de deux jours à partir d’aujourd’hui. Une décision prise à l’issue d’une réunion extraordinaire du syndicat jeudi dernier.

Par MILINA KOUACI
Le syndicat estime qu’il est «dans l’obligation» de reprendre le chemin de la contestation, «seul moyen imposé par la tutelle pour faire aboutir nos revendications», écrit le syndicat dans un communiqué rendu public hier.
Les paramédicaux reprochent à la tutelle d’ignorer leurs revendications. «Les différentes rencontres tenues entre le syndicat et le ministère de la Santé, relatives à la révision des statuts particuliers des paramédicaux, et malgré les recommandations et engagements du Président de la République, quant à la réhabilitation de la corporation paramédicale qui a payé un lourd tribut dans la lutte contre l’épidémie de la Covid-19, la tutelle continue de faire la sourde oreille et s’investit pour détourner l’opinion publique», dénonce la même source.
Le SAP tire la sonnette d‘alarme et appelle les pouvoirs publics à s’investir de manière «effective et efficace» afin de prendre en charge les revendications du syndicat. Il s’agit en effet de la mise en place de commissions de négociations bilatérales sérieuses pour la révision du statut particulier.
Il exige un avancement de grade pour les paramédicaux ayant à leur actif 5 ans d’exercice et revendique également le règlement des 5e et 6e tranches de la Covid-19.
«Il est incompréhensible d’avoir recours à des actions de protestation pour faire valoir un droit décrété par le Président de la République», s’insurge le syndicat contre le retard du versement des primes Covid-19. S’agissant de l’exercice syndical, le SAP demande de «régler les conflits opposant l’administration à la corporation des paramédicaux et de mettre un terme au dictat et aux abus de pouvoir des responsables». Enfin, le syndicat menace de radicaliser ses actions. Le conseil national a mandaté le bureau national de décider des actions à entreprendre dans l’avenir. <