Le fauteuil du souverain au Comité Olympique algérien (COA) est vacant depuis que le départ de Mustapha Berraf, ancien président, a été entériné par le Comité exécutif le 12 mai dernier. Mohamed Meridja assure l’intérim jusqu’à la tenue de l’Assemblée générale élective. Si la date de cette dernière n’est pas encore fixée (elle devrait être organisée à la fin du mois selon une source sûre) à cause du contexte sanitaire lié à la Covid-19, des noms d’éventuels candidats pour le poste commencent à filtrer. Et on ne peut pas dire que ce soit de nouveaux visages qui incarnent le renouveau. Etat des lieux.

Trois mois après le départ précipité de Berraf, son successeur n’a pas été élu. Ce retard trouve explication dans l’incapacité de tenir une AGE afin de dégager Mohamed Meridja de sa mission d’intérimaire qui dure depuis le départ de l’ex-patron de l’instance morale du sport national. En tout cas, ce qu’on sait c’est que le COA prévoit de tenir l’Assemblée générale élection (AGE) « dans les 15 jours à partir de la levée du confinement par les autorités publiques.» En effet, les Fédérations et comités sportifs nationaux ont été informés, le 09 juin dernier, qu’il est « formellement interdit de procéder à la moindre modification dans leurs règlements intérieurs à l’approche des assemblées générales électives.» A ce sujet, le directoire emmené par Meridja exprime son « respect des dispositions réglementaires fixées par le gouvernement, ainsi que des dispositions de ses statuts et de son règlement intérieur.»

Bernoui est inéligible
Cependant, si le retard est conséquent, les élections se tiendront inévitablement et incessamment après obtention de l’autorisation du Ministère de l’Intérieur. Pour l’instant, il n’y a pas de favori en force. Mais un nom se dégage du lot. Il s’agit de Raouf Salim Bernaoui, l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS). L’actuel (illégitime ? tant il n’est pas passé pour une AG pour reprendre ses fonctions) président de la Fédération algérienne d’escrime (FAE) a fait part de son intention de briguer le poste.
Il était aussi un membre du Bureau exécutif du COA avant d’être exclu avec 4 autres membres pour avoir boycotté des réunions. Malgré cela, Bernaoui n’a pas estimé nécessaire d’aller au clash. Il ne faisait pas partie des 3 membres qui ont interjeté un recours auprès du Tribunal algérien de règlement des litiges sportifs (TARS, ex-TAS). D’ailleurs, les plaignants Boughadou, Abdellaoui et Zahi, qui sont respectivement président des Fédérations algériennes de natation (FAN), haltérophilie (FAH) et gymnastique (FAG), ont été déboutés. Mais, ce qu’il faut noter c’est que cette exclusion rend l’ancien escrimeur du MC Alger inéligible car interdit de toute activité en lien avec le COA après la mésaventure récente. Aussi, il n’a pas été tendre avec l’entourage du Comité en déclarant que « la mafia du dopage et ceux qui ont des antécédents judiciaires, dont certains sont visés par des mandats d’arrêt internationaux, contre lesquels les services de sécurité et tribunaux ont été saisis, -des éléments dangereux-, sont derrière l’atteinte à la stabilité du Comité olympique.» Pas les plus fédérateurs des propos. ça lui a même valu une plainte déposée par Berraf pour diffamation. La tendance pour le conflictuel est manifeste.

Costume trop grand pour Labane
L’autre nom est celui de Mokhtar Boudina qui a récemment indiqué qu’« en tant que président de l’Observatoire national des sports, je me dois donc de prêter une attention particulière à tout ce qui se passe au niveau du COA. Cela dit, je n’écarte pas aussi l’éventualité de me porter candidat pour briguer le poste du président. Pour le moment, je n’ai rien encore décidé, je préfère encore attendre pour connaître l’évolution des choses avant de trancher.»
Selon nos informations, l’ancien fondateur de la Fédération algérienne de voile (FAV) ne devrait finalement pas se présenter pour les élections. Reste le nom de Habib Labane, premier décideur du handball algérien, qui circule sans la certitude de le voir candidater. Une hypothèse qui ne reste pas plausible sachant toute la difficulté qu’il éprouve à gérer la petite balle Dz. Prétendre pouvoir reprendre le COA dans un contexte aussi tendu reste insensé. n