La réunion des ministres des Finances des pays membres du Forum de dialogue 5+5 des pays de la Méditerranée occidentale, à laquelle participera le ministre Hadji Baba Ammi, se tiendra aujourd’hui à Paris pour aborder plusieurs sujets, notamment l’approvisionnement du Fonds vert afin de faire face aux changements climatiques, selon un communiqué du ministère des Finances.


L’Algérie s’est engagée à « réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 7% d’ici à 2030 avec les moyens nationaux ». C’est pourquoi, aujourd’hui, le pays a opté pour la voie des énergies renouvelables avec un gisement solaire estimé à plus de 5 milliards gigawattheures (Gwh)/an. Les autorités vont plus loin en misant sur un niveau de réduction des émissions GES de 22% à la même échéance avec une aide internationale. C’est pour des engagements similaires par les pays du Forum sous-régional informel, composé de la Méditerranée occidentale du nord (Espagne, France, Italie, Malte et Portugal) et les pays de l’Union du Maghreb arabe au Sud (Algérie, Tunisie, Maroc, Libye et Mauritanie), que les argentiers auront à « échanger sur les enjeux financiers du changement climatique et les suites de l’entrée en vigueur de l’accord de Paris », précise le communiqué. Les discussions porteront sur les engagements pris et des initiatives lancées lors de la Conférence de Paris (COP21) et celle de Marrakech (COP22). Ils aborderont les moyens de rendre les flux financiers et les investissements compatibles avec un développement à faible émission de GES et résilient aux changements climatiques », a expliqué la même source. Dans cette optique, ils évoqueront
« la feuille de route pour atteindre l’objectif de mobiliser le montant de 100 milliards de dollars d’ici à 2020, ainsi que le Plan stratégique du Fonds vert pour le climat et les moyens pour assurer un accès efficace aux ressources financières de ce Fonds et à d’autres sources financières devant soutenir les stratégies d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques des différents pays ».

Lutte contre le blanchiment d’argent et le financement  du terrorisme

Lancé officiellement en 1990 à Rome, le dialogue 5+5 est un espace qui donne l’occasion aux ministres concernés pour aborder également
« des questions liées, entre autres, à la transparence financière et à la mise en œuvre des normes et des standards internationaux de transparence définis par le Groupe d’action financière (GAFI) ainsi qu’à la mise en place de dispositifs de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ».
Ils débattront également de la coopération dans le domaine fiscal, notamment, la poursuite des dialogues bilatéraux entre administrations fiscales afin d’assurer une application uniforme des dispositions des conventions fiscales, et du renforcement de la coopération entre les Etats en vue d’améliorer le cadre des échanges économiques tout en sécurisant la situation des contribuables. Cette réunion se penchera aussi sur la coopération douanière en vue d’une plus grande efficacité, notamment en matière de lutte contre les grands trafics, ainsi que les possibilités de renforcement de capacités et la formation des agents qui demeure » le socle de la réalisation des missions attribuées aux administrations des douanes », a précisé le communiqué. <