La romancière et poétesse Ouarda Baziz Chérifi était l’invitée du rendez-vous «Les mercredis du verbe» organisé à l’espace Bachir-Mentouri par l’établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger. Le débat animé par la poétesse Fouzia Laradi a ainsi été l’occasion de faire connaître une écrivaine ayant longtemps «écrit pour elle-même» avant de se décider à partager son travail, «poussée» en cela par sa famille, nous expliquera-t-elle. Les textes sont écrits dans un style très fluide, au moyen de phrases courtes,  comme des «cris», comme des «témoignages» de son vécu, dira Ouarda Baziz Chérifi qui précisera : «J’écris par besoin, par nécessité, par solitude, cela a été pour moi un moyen de communication (…) Quand une personne est seule dans une maison ou que tout le monde est toujours très occupé, on finit par se confier aux mots».
L’écriture est «une véritable passion» qu’elle a découvert dès l’adolescence, mais ce sera néanmoins à l’issue de sa carrière de professeur d’anglais, ajoutera-t-elle, qu’elle franchira le pas de l’édition avec des recueils de poésies publiés en France (aux éditions Edilivre), mais également avec les deux romans «Principes et amertumes» et « Les survivants de l’oubli ». Sorti en 2017 à l’occasion du Salon du livre d’Alger, «Principes et amertumes» a été écrit comme un texte mêlant le récit à des passages autobiographiques. «Dans ce roman, il y a davantage d’éléments autobiographiques, maintenant que tout le monde l’a deviné, je peux le dire (…) C’est en fait, l’histoire de mon propre parcours, l’histoire d’une jeune fille instruite dans une famille conservatrice, une personne qui a dû mettre ses rêves entre parenthèses parce qu’ils n’étaient pas acceptés par les siens». Le second roman est également inspiré du réel : «J’aimerais dire que tout est véridique» et «tiré de faits réels, comme l’on dit. Ce sont des impressions, les miennes ou celles de personnes que je rencontre, que j’écoute parler», faisant le récit d’un homme confronté à ses propres échecs. «C’est aussi une histoire «véridique», le récit de Malik, un homme absent durant 30 ans et que l’on pensait mort. «Mais la vie est surprenante, un jour sa fille  Rahma, devenue docteur, le retrouve alors qu’elle travaillait en France». Écrivaine préparant par ailleurs deux autres rendez-vous avec le public, le Salon du livre de Boudjima (wilaya de Tizi Ouzou), ainsi que le Salon du livre de Paris, la publication d’un nouveau roman,  «Quand pleure le jasmin» est également «bien avancée», dévoilera la romancière.