Des cadres et des agents, salariés des administrations publiques de la wilaya de Mila, encore en activité et ayant bénéficié de logements de fonction situés dans des immeubles publics, appartenant généralement à l’OPGI

, et non de logements d’astreinte situés à l’intérieur des enceintes de leurs institutions depuis la prise de leur fonction, sont confrontés, selon leurs dires, depuis de longues années déjà au problème de la prise en charge des réparations des dégradations et dommages que subissent leurs logements. Des portes et fenêtres vétustes qui ne ferment plus, des vitres cassées, des éviers et des lavabos complètement détériorés, des murs incolores et des revêtements de sols endommagés rendent la vie inconfortable à leurs occupants.
Pourtant, ces derniers les occupent car ne sachant pas où aller pour diverses raisons. Les fonctionnaires rechignent à procéder à de grosses réparations sachant, comme ils aiment à le préciser, que ces logements ne leur appartiennent pas mais qu’ils sont seulement mis à leur disposition le temps qu’ils demeurent en activité. Une fois partis en retraite ou mutés, les logements peuvent leur être retirés et repris par leurs employeurs. Dépenser de grosses sommes d’argent pour des appartements qui ne leur appartiennent pas leur semble insensé surtout qu’ils ne sont pas remboursables.
Faut-il dépenser et se taire pour un logement appartenant à son employeur ou le laisser se délabrer et accepter d’y habiter dans des conditions de vie insupportables ? L’employeur devrait, selon leurs dires, prendre en charge les réparations, cependant, personne ne semble se soucier de leur sort. Ballottés entre l’OPGI et leur tutelle, les occupants ne savent plus à quel saint se vouer pour repeindre les murs, revêtir les sols et changer les portes et les fenêtres de leurs appartements. Qui devrait prendre en charge les grosses réparations ? L’occupant du logement, l’employeur ou l’OPGI ? La question reste posée. Le désistement en faveur des occupants ne serait-il pas la meilleure solution ?Z. A