C’est une décision qui était attendue compte-tenu de la modification qu’a subi le calendrier des manifestations internationales. A leur tête les Jeux Olympiques 2020 de Tokyo décalés d’une année. Les Jeux Méditerranéens 2021 ne se dérouleront pas à leur date initiale. Ils ont été décalés pour l’an d’après. Décision prise conjointement par le Gouvernement Algérien et le Comité des Jeux Méditerranéens (CIJM) et rendue publique hier.

Le contexte sanitaire et la pandémie du coronavirus ont littéralement changé l’agenda sportif international, continental et régional. Même si la pandémie va être maîtrisée à un moment donné (on ne sait pas quand exactement), elle aura déjà contraint à la modification de la périodicité de certains évènements. A partir de là, le glissement de certaines dates devenait inévitable. Surtout celles secondaires qui devaient se dérouler juste avant ou après les JO.
En tout cas, le souci organisationnel a, par ailleurs, pesé parce que les organisateurs des JM-2021 étaient lancés dans une véritable course contre la montre pour que tout soit prêt à temps. Le rendez-vous oranais devait, on le rappelle, se dérouler entre le 25 juin au 5 juillet 2021. «Le Gouvernement Algérien et le Comité International des Jeux Méditerranéens (CIJM) ont pris la décision commune de reporter, d’une année, les Jeux Méditerranéens d’Oran qui se tiendront désormais en l’an 2022, à la demande du CIJM», a informé un communiqué du Ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS).
Marge temps pour des JM «retentissant»
Aussi, le MJS a expliqué que «cette décision est prise par les deux parties après consultation et évaluation exhaustive du contexte prévalant actuellement dans le monde, marqué par la propagation sans précédent de la pandémie du COVID-19 qui a dicté le report de nombreuses manifestations et compétitions sportives internationales, au premier rang desquelles, les Jeux Olympiques de Tokyo prévus pour l’été 2021.» On peut donc comprendre qu’on ne peut pas vraiment voler la vedette aux JO qui restent la messe phare du sport planétaire réunissant les meilleurs sportifs.
Concrètement, cette démarche ne peut qu’offrir plus de temps pour l’Algérie afin de terminer les chantiers à temps. Surtout qu’un certain retard était relevé dans les préparatifs malgré les assurances du comité d’organisation que préside Salim Iles, ancien nageur en sélection. «Ainsi, le report des Jeux Méditerranéens d’Oran est motivé essentiellement par le souci commun de réaménager leur périodicité par rapport au calendrier olympique, de rehausser la qualité desdits jeux et leur rayonnement ainsi que de préserver la santé des athlètes d’une part et d’assurer leur préparation optimale à cet important rendez-vous sportif, d’autre part», noté la correspondance émanant de la bâtisse sise à la Place 1er Mai.
En outre, le MJS note que «l’objectif commun étant, en définitive, de permettre à l’Algérie et à Oran d’offrir à l’ensemble du Mouvement sportif méditerranéen une édition brillante des Jeux Méditerranéens en 2022. Les deux parties réitèrent, enfin, leur engagement mutuel à poursuivre et à consolider leur coordination et leur coopération à l’effet d’assurer les conditions optimales d’un succès retentissant des Jeux Méditerranéens d’Oran en 2022.» Par conséquent, il ne devrait pas y avoir un prétexte pour offrir une édition à la hauteur des attentes et qui justifierait une enveloppe totale de 600 millions d’euros ayant servi comme budget pour abriter la 19e édition.