Le colloque sur l’œuvre et la pensée de l’islamologue et philosophe Mohammed Arkoun (1928-2010) aura été un des points d’orgue de cette dernière semaine de janvier.

Prônant une vision « réformatrice » de l’islam, allant à contre-courant des discours religieux et médiatiques chez nous et au-delà de nos frontières, Mohammed Arkoun était un humaniste qui avait « le souci du bonheur de l’Homme », comme nous le rappelons dans un article consacré à ce rendez-vous scientifique tenu à Tizi-Ouzou. La polémique sur l’exclusion de Mohammed Arkoun du séminaire sur la pensée islamique de Béjaïa en 1985 est évoquée, dans nos colonnes, par la fille de l’éminent penseur, Sylvie Arkoun, et par un éclairage d’Abderrazak Guessoum, qui y était présent.
Il est également question de Mohammed Arkoun dans la « Chronique des 2Rives », que signe, chaque jeudi, Abdelmadjid Kaouah. Cette semaine, il relit la pensée arkounienne à la fois dans le vaste champ de la « pensée musulmane » et le contexte du XXIe siècle. Toujours dans l’actualité, nous revenons sur un événement qui a marqué le week-end dernier : la rencontre sur le projet du pont « Djisr El-Djazaïr », un beau rêve pour la ville d’Alger, porté par les architectes Sihem et Nacym Baghli, qui nous en parle dans un entretien croisé. Bien qu’il aborde dans l’entretien que nous avons réalisé son ouvrage « Le Cinéma à son âge d’or, cinquante ans d’écriture au service du 7ème art », Ahmed Bedjaoui, qui animera une rencontre ce samedi au Bastion 23, évoque des débats actuels, autrement et à sa manière, à l’instar de celui sur la Cinémathèque. Il nous livre son point de vue sur l’état de ses ressources et son patrimoine filmique. A lire aussi, un compte rendu sur le festival de Rotterdam et sur le dernier-né de Merzak Allouache, « Rih Rabani » tourné en noir et blanc. Afin d’être au plus près de l’actualité culturelle et de rendre compte de l’offre éditoriale, nous proposons une critique et un entretien sur deux livres parus aux éditions Frantz Fanon, dynamique jeune maison d’édition qui joue à présent dans la cour des grands (son catalogue riche et polémique et un Prix littéraire – Yamina Mechakra en langue français – pour un de ses romans) : il s’agit d’une lecture de l’essai « Le Projet Algérie » d’Ahmed Cheniki, radioscopie d’un pays et de ses représentations « à travers le temps » ; alors que Bachir Dahak nous entretient de son recueil « Les Algériens, le rire et la politique », un concentré de blagues, de traits d’humour mais également d’analyses et de réflexions sur l’humour dans notre pays, de l’indépendance à nos jours. Enfin, nous publions le programme de la Nuit des Idées 2019, articulé autour de 31 événements dans 18 lieux différents à Alger, Blida, Annaba et Tlemcen. Un événement libre d’accès, de 17h à 2h du matin. Idéal pour respirer l’air du soir !<