Lundi à Harare, l’équipe nationale a assuré sa qualification pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations prévue au Cameroun du 09 janvier au 06 février 2022. Avec 10 points dans la musette, les Verts sont certains de terminer, au minimum, seconds de la poule « H » qu’ils dominent. S’ils ont bien géré sur le plan comptable, leurs dernières prestations peuvent être qualifiées de juste « potables ». Certes, ils n’ont pas bu le calice, mais les Fennecs nous ont habitués à un menu footballistique de toute succulence et délice.

Le sentiment était mitigé au point d’oublier que l’EN était dans les standards de précocité pour les qualifiés. Quand on valide son strapontin au bout de la 4e journée, cela veut dire que la mission a été accomplie avec succès. Après, pour un champion d’Afrique, dans un groupe qui paraissait dans ses cordes, on va dire que la logique a été respectée.
Mais voilà que sur les deux rencontres de novembre face au Zimbabwe (2e, 5 points), on a vu que l’EN a été sérieusement bousculée et les plans de Djamel Belmadi ont été sérieusement contrariés et contrecarrés par un adversaire, force est de reconnaître, de très bonne qualité. Le rendement technique a été trop brouillon pour les camarades de Riyad Mahrez. En revanche, quand on passe en revue les statistiques, elles ne sont pas si mal que ça.

Force offensive, carences défensives
En 4 tests dans cette campagne de qualification, qui se poursuivra en mars prochain avec le déplacement en Zambie (4e, 3 points) et la réception du Botswana (3e, 4 points), El-Khadra a glané 10 unités sur 12 possibles. Bien qu’elle ne fasse pas mieux que le Sénégal, finaliste de la dernière CAN qui a gagné ses 4 rencontres, la troupe de Belmadi préserve une invincibilité qui dure désormais depuis 22 matchs amicaux et officiels réunis.
Lors de ces 4 sorties, l’Algérie a marqué 11 buts. Plus que n’importe quelle autre sélection engagée dans ces éliminatoires. Derrière, on retrouve les Nigérians (qui jouaient leur 4e match hier à l’heure où l’on mettait sous presse) et les Sénégalais avec 10 et 9 réalisations en 4 productions. Cette puissance offensive est venue compenser la récente perméabilité défensive. L’arrière-garde Dz a craqué par 3 fois. Toutes contre le Zimbabwe. Ce secteur devient donc préoccupant pour le sélectionneur qui devra essayer de retrouver l’imperméabilité que les maîtres du continent avaient affichée lors de la dernière messe africaine en la terminant avec la co-meilleure défense à égalité avec les Lions de la Téranga d’Aliou Cissé (2 buts concédés).

Cap sur le Qatar
Les enseignements à tirer de ces éliminatoires sont nombreux. En ayant acté la qualification prématurément, Belmadi a enlevé la pression qui pesait sur ses protégés. Le chef de la barre technique algérienne voulait en finir le plus tôt possible afin de se concentrer sur les prochaines échéances. Notamment les « qualifiers » pour la Coupe du Monde 2022 au Qatar qui lui tiennent particulièrement à cœur.
Reversés dans un quartet « A », que complètent le Djibouti, le Niger et le Burkina Faso, qui semblent à leur portée, Ismaël Bennacer & cie devront corriger les erreurs avant d’entamer ce périple et prétendre être dans les 10 barragistes desquels sortiront les 5 représentants de la CAF lors du rendez-vous planétaire. Dans cette optique, il est recommandé de retrouver les certitudes qui ont fait la force de notre sélection.