Lundi, l’équipe nationale bouclait les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2022 en étrillant le Botswana (5-0) au stade Mustapha Tchaker. Un feu d’artifices pour la dernière de Kheireddine Zetchi en tant que président de la Fédération algérienne de football (FAF). Au terme de cette opposition, joueurs et staff technique ont tenu à rendre hommage au patron de la FAF. Un geste d’attention qui prouve, si besoin, que Zetchi a marqué les esprits de ceux qui l’ont connu de près.

Par Mohamed Touileb
On le savait préalablement, Zetchi ne briguera pas un second mandat bien que son premier a coïncidé avec le couronnement à la CAN-2019 en Egypte. Une performance qui ne lui a, malgré son retentissement et sa superbe, pas permis poursuivre sa mission.
« Une page se tourne »
S’il n’avait, jusqu’à dimanche soir, pas abordé ce sujet directement, le sélectionneur Djamel Belmadi a confirmé le départ de Zetchi de la tête de l’instance fédérale. « Une page se tourne, la présidence de la FAF est une chose sur laquelle on n’a pas grand-chose à dire. Il y a un fonctionnement et des élections qui auront forcément un impact sur mes prérogatives ainsi qu’une portance sur les échéances futures », a révélé le driver de l’EN. Ce dernier a aussi reconnu avoir apprécié chez M. Zetchi « le fait qu’il ait tenu ses engagements qui nous ont permis de gagner une CAN. Il a le même mérite que les joueurs et le staff sur la progression de cette équipe. J’ai fait face à une personne qui a tenu ses promesses lors de notre première réunion en août 2018.» Ces mots restent forts et révélateurs de la contribution directe du successeur de Mohamed Raouraoua dans l’ascension réalisée par la sélection depuis que Belmadi a été désigné sur le banc.

L’espérance de Belmadi
Bien que parachuté au sommet du football algérien en 2017 et malgré des mauvais choix pris lors du début de mission caractérisés par les collaborations ratée avec Lucas Alcaraz et Rabah Madjer, entraîneurs éphémères, le chairman du Paradou AC a réussi une bonne deuxième partie du quadriennat. Se rabattre sur Belmadi s’est avéré salvateur pour écrire une ligne dorée dans l’histoire de la balle ronde Dz avec ce triomphe continental que nul autre n’a pu réaliser auparavant. La sobriété du personnage, qui n’a jamais dérapé dans sa communication malgré les pressions et le bashing dont il a été victime tout au long de son mandat, sont à saluer. Une certaine classe palpée par l’entourage d’« El-Khadra » et son premier responsable de la barre technique qui espère « être sur la même longueur d’onde avec le prochain président de la fédération.» Durant son bail olympique, Zetchi a fait des erreurs. Il a aussi accompli quelque chose de grand en offrant une deuxième étoile à l’Algérie. La reconnaissance publique, il ne l’a pas eue mais le geste de Mahrez & cie envers sa personne reste un signe fort. Une initiative qui lui offre une sortie par la grande porte au moment où certains souhaitaient qu’il passe par la fenêtre.