Quelques jours après avoir gelé leur mouvement de grève, les étudiants en pharmacie ont décidé de reprendre leur mouvement de protestation à partir de demain dimanche.

Selon le représentant des étudiants, Arezki Hassani, la décision de reconduire la grève fait suite aux « promesses non tenues » de l’administration pour la prise en charge de leurs revendications, alors que Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a réitéré jeudi dernier que toutes les revendications se rapportant à la Fonction publique et aux secteurs de l’Enseignement supérieur et de la Santé «ont été prises en charge par la tutelle aussi bien au plan pédagogique que social ». Certes, nous avons été reçus à maintes reprises au siège du MESRS, mais le représentant du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière n’était pas présent lors de nos réunions», précise Arezki Hassani, représentant des étudiants en pharmacie. « Pour le moment, M. Hadjar n’a pas pris un engagement officiel par rapport à ses promesses », ajoute Hassani. Raison pour laquelle « les étudiants en pharmacie vont renouer avec le mouvement de grève dimanche», et ce, même si le ministre de l’Enseignement supérieur a manifesté sa volonté à dialoguer avec les étudiants. Plus explicite, le représentant des étudiants, indique que le mouvement de grève a été relancé d’autant que les trois départements (Premier ministère, ministère de la Santé et ministère de l’Enseignement supérieur) n’ont pas encore « officiellement et formellement » acté la prise en charge des revendications. Les étudiants réclament entre autres « la réduction du nombre d’étudiants admis dans la discipline de pharmacie, de réformer l’aspect « facultatif » de la 6e année pharmacie pour qu’elle soit « obligatoire », ainsi que l’ouverture de nouvelles spécialités, comme la « pharmacie clinique, pharmacie industrielle et pharmacie hospitalière ». Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, lors de la réception de représentants des étudiants grévistes, a promis de faire passer les diplômés en pharmacie du 13e au 14e échelon dans la grille des salaires, alors que les étudiants qui font sept ans d’études pourront passer à l’échelon 16 dès l’année prochaine. Par ailleurs, Sellal a accepté la création de deux branches, pharmacie industrielle et hospitalière. Concernant les revendications socioprofessionnelles, les étudiants demandent au ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf d’« ouvrir de nouvelles officines afin d’absorber le chômage ainsi que l’officialisation du statut du pharmacien assistant. « Je lui ai personnellement demandé que les pharmaciens qui ont un chiffre d’affaires élevé puissent recruter un pharmacien assistant et de recruter au moins un pharmacien dans les structures de santé publique. Le pharmacien est la seule personne habilitée à délivrer un produit pharmaceutique », nous avait déjà indiqué Arezki Hassani.