Le Gouvernement espagnol a fini par admettre que l’Algérie allait certainement réviser le prix du gaz qu’elle lui livrait mais espère, cependant, que cette augmentation “ne sera pas importante”.

Le Gouvernement de Pedro Sanchez explique à ses concitoyens que c’est à la société Naturgy, partenaire de Sontarach, de veiller à ce que l’augmentation ne soit pas forte pour que sa répercussion sur leurs factures ne soient pas “très salée”.

Pour absorber la colère de ses concitoyens qui lie cette décision à celle du Président du Gouvernement espagnol de se ranger en faveur du plan d’autonomie du Sahara Occidental proposé par Rabat, le Gouvernement Sanchez souligne que cette révision prochaine est plutôt le fait d’un “nouveau scénario énergétique international” que de “représailles” algériennes.

Teresa Ribera, la troisième vice- présidente du Gouvernement espagnole s’est échinée à convaincre ses interlocuteurs de la chaine publique espagnole TVE de cette version qui est en grande opposition avec celle du président de Naturgy, Francisco Reynés.

Ribera a assuré que “Sonatrach a bien l’intention d’augmenter les prix, mais il s’agit d’une négociation en cours depuis octobre 2021”, dit-elle tout en soulignant que les prix pratiqués actuellement sont bien “en dessous du prix auquel le gaz était coté sur les marchés internationaux”. 

Le Président de Naturgy a expliqué, quant à lui, que l’annonce de Sonatrach d’une probable révision des prix du gaz en direction de l’Espagne “était aussi politique vu le poids que représente les hydrocarbures dans le budget algérien”. Pour lui, il ne s’agit pas seulement d’une “négociation d’entreprise à entreprise”.

Concernant l’avenir, Reynés a averti, que les prix du gaz sont toujours “sensiblement” au-dessus des niveaux de 2021 et qu’au moins dans les 10 prochains mois ils resteront au-dessus des 100 euros. “Croire que les prix du gaz vont baisser et revenir à ceux d’avant la crise ukrainienne c’est vivre en dehors du monde”, a-t-il ajouté.

Ces prix élevés ne laissent aucune chance au Gouvernement espagnol pour trouver une substitution immédiate sur les marchés. C’est pourquoi, sa troisième vice-présidente, qui a eu à gérer la crise du gazoduc GME en octobre dernier, tient à souligner la relation de confiance entre l’Algérie et l’Espagne.

«L’Algérie qui est un pays fiable, qui respecte ses engagements. Nous sommes surs que l’approvisionnement en gaz se poursuivra de manière régulière dans les conditions optimums avec lesquelles l’Espagne l’achète depuis longtemps». Elle précise dans ce sillage que son pays avait “une confiance totale dans le respect des engagements algériens envers son pays”.

Ribera a affirmé que l’Espagne avait une “confiance totale” dans “le respect de l’Algérie de ses engagements” envers la péninsule comme elle l’avait fait par le passé”.