Le ministère de l’Education nationale a dévoilé, hier, le protocole des procédures sanitaires qui sera adopté dans les centres d’examen à l’occasion des épreuves du BEM et du baccalauréat prévues au mois de septembre prochain.

Visant à réunir toutes les conditions pour éviter une contamination au virus durant ces deux rendez-vous, le protocole sanitaire a été approuvé par le Comité scientifique chargé du suivi et de l’évolution du coronavirus en Algérie.
En plus de la nomination d’un vice-président en charge de l’aspect préventif sanitaire pour chaque centre, pendant le déroulement des examens, le protocole annonce notamment l’obligation de « stériliser et de désinfecter » toutes les installations des centres d’examen avant leur ouverture, assortie de la fermeture des salles et installations non utilisées.
Le même protocole, élaboré par des experts et des professeurs spécialisés, prévoit également de fournir en quantité suffisante des désinfectants alcooliques à l’entrée de chaque centre d’examen et de les mettre à la disposition des candidats et des encadreurs dans les salles. Il impose également de pourvoir les installations sanitaires en eau et en savon liquide. Le protocole sanitaire impose de placer les tables et les chaises de manière à permettre de respecter la distanciation physique dans la salle, qui dépasse un mètre entre les candidats, tout en garantissant la disponibilité de masques de protection, de thermomètres, de sacs plastique et de poubelles en nombre et en quantité suffisante.
Le protocole prévoit également, la mise en place de banderoles colorées, de rubans adhésifs au sol avec des couleurs visibles et des barrières physiques qui assureront le respect de la distance sociale entre les candidats, en plus de l’élaboration d’affiches et de dépliants d’orientation comprenant des consignes de sécurité, des mesures préventives et sanitaires et les mesures qui doivent être respectées par tous ceux qui se trouvent au centre.
Le ministère de l’Education nationale a tenu, en prévision de la sécurité de tous pendant les jours de l’examen, à nettoyer quotidiennement les salles après les examens du matin et de l’après-midi, et à renoncer autant que possible à l’utilisation de climatiseurs, sauf si nécessaire.
Le même protocole impose en revanche aux candidats comme aux personnels d’encadrement de porter un masque de protection comme il impose de purifier les porte-documents des sujets avant de les ouvrir et de demander aux enseignants de se laver les mains avant de distribuer les papiers et de les recevoir après la fin de chaque épreuve.
Par ailleurs, toutes les dispositions nécessaires pour imposer le respect de la distanciation sociale à l’entrée et à la sortie et dans les halls et couloirs et à l’intérieur des salles d’examen tout en empêchant toute personne non autorisée d’entrer dans les centres où se dérouleront les examens sont prises.
Les dispositions du protocole obligent les responsables des centres d’examen à mettre des lingettes antiseptiques sur les chaussures à l’entrée principale du centre, à assurer l’hygiène et la purification permanente des toilettes et à ouvrir les fenêtres des halls pour assurer une ventilation naturelle.
Dans le cas où la température serait supérieure à 37° ou lorsqu’un symptôme de coronavirus est enregistré à l’intérieur du centre, l’adjoint en charge de l’aspect préventif et sanitaire tient, suivant, le protocole sanitaire à rassurer le candidat suspect en l’isolant dans une salle prévue à cet effet pour lui permettre de passer l’examen et ne pas perturber en parallèle, le fonctionnement normal du processus d’examen.
Par ailleurs et afin de lutter contre la fraude, le protocole évoque la désignation d’encadreurs chargés d’inspecter les candidats au moyen d’un détecteur de métaux, en plus de l’inspection manuelle et du retrait de tous les moyens, dispositifs de communication électroniques et documents non autorisés. En outre, un protocole de précaution a également été élaboré au profit des candidats aux examens d’éducation physique et sportive. Il vise à assurer la santé des candidats compte tenu des risques pouvant être occasionnés par le contact entre eux, ou encore suite à l’utilisation des mêmes outils qu’exigent certaines disciplines de cette matière.