Synthèse Kahina Sidhoum
Jeudi, 25 février, les Affaires étrangères ont ouvert le Bureau d’information et de promotion des investissements et des exportations (BIPIE). Inaugurée par le chef de la diplomatie Sabri Boukadoum, cette structure, qui dépend de la Direction de la promotion et du soutien aux échanges économiques du ministère, est créée pour accueillir et soutenir les entreprises algériennes engagées dans des opérations d’exportation ou de partenariat avec des opérateurs internationaux. Elle est destinée à les recevoir pour les informer, les accompagner et leur faire bénéficier du réseau des chargés des affaires économiques et commerciales de l’ensemble des missions diplomatiques algériennes.
La «démarche vise à adapter la diplomatie du pays de sorte à atteindre les objectifs de réussite de la relance économique tout en créant un réseau collaboratif impliquant les diplomates algériens à travers le monde», a souligné M. Boukadoum lors de la cérémonie d’inauguration. Dimanche, 14 mars, l’ambassadeur conseiller Smaïl Benamara indiquait, au cours d’une rencontre à la Caci avec des chefs d’entreprise, que des conseillers économiques des représentations diplomatiques et consulaires d’Algérie à l’étranger allaient bénéficier d’une formation sur les aspects de diplomatie économique, de techniques de négociations et d’anglais économique, afin d’offrir le soutien et les informations nécessaires aux exportateurs nationaux. Mais aussi d’encourager et d’accompagner les opérateurs nationaux potentiellement destinés à l’exportation.
En 2020, les services chargés du commerce extérieur ont recensé un total de 1 219 exportateurs algériens de différents produits. Un nombre qui reste modeste et significatif des difficultés dans lesquelles se débat l’entreprise algérienne et des peines qu’elle rencontre à se développer pour prétendre aux marchés étrangers. Qui explique aussi le montant des recettes réalisées durant l’année écoulée : plus de 2,26 milliards de dollars, en baisse de 312 millions de dollars (12, 59%) par rapport à l’exercice 2019 au cours duquel il a été de 2,58 milliards.
En 2020, également, les exportations hors hydrocarbures (HH) ont représenté, selon le bilan du ministère du Commerce, 9,48% du volume global des exportations algériennes, 24 milliards de dollars contre 34,8 milliards de dollars en 2019 (-33,57%), une baisse là-aussi et qu’on explique par l’effet-choc de la crise sanitaire mondiale, fortement ressenti dans le secteur du pétrole et du gaz .
Quand on regarde de près la structure des exportations HH, on constate que les engrais minéraux et chimiques sont à la tête des produits algériens les plus vendus à l’étranger, 733,97 millions de dollars en 2020 contre 728,48 millions en 2019 soit une hausse de 0,75%. Or, ces produits proviennent de la transformation de produits hydrocarbures et n’incitent pas réellement à l’euphorie.
Dans l’agro-alimentaire, l’Algérie a exporté pour 303 millions de dollars en sucre en 2020 contre 260 millions en 2019 (+16,80%), ce qui confirme la capacité de progression de cette filière. Il en est de même pour le ciment dont la vente a généré 81,8 millions de dollars en 2020, en augmentation de 34,87% par rapport à 2019 où il a rapporté un peu plus de 60 millions de dollars (60,60 millions USD). n