Ce type de partenariat sera systématisé à l’ensemble des cimenteries de Lafarge Holcim en Algérie.

Par Khaled Remouche
Tosyali Algérie, le leader de l’industrie sidérurgique en Algérie, et Lafarge Holcim Algérie, second producteur de ciment et premier cimentier privé en Algérie, ont signé hier, au siège de la cimenterie d’Oggaz à Mascara, détenu par Lafarge, un accord de partenariat. Premier du genre en Algérie dans le domaine du développement durable, précisément dans le domaine de la protection de l’environnement dans le pays, il s’agit, en clair, d’un accord dont l’objet est la valorisation des résidus des installations sidérurgiques du complexe Bethioua à Oran par la cimenterie, créant, indique le communiqué de presse rendu public à cette occasion, une synergie entre les industriels de la région. Précisément, Tosyali Algérie cédera, suivant ce partenariat inédit, les boues ferreuses issues du processus de production d’acier au complexe sidérurgique de Bethioua, à la cimenterie d’Oggaz, qui les traitera avant de les utiliser dans la fabrication de ciment. Ce partenariat évitera à Toysali Algérie de les placer dans les décharges à titre de déchets et de protéger donc l’environnement. Lafarge Algérie, explique Karima Fareha, sa directrice du développement durable, utilisera cet oxyde de fer tiré de ces boues dans la production de ciment à Oggaz. Un oxyde de fer qui était, auparavant, extrait des carrières de minerai de fer.
Ce partenariat permettra ainsi de préserver les ressources naturelles, l’oxyde de fer étant une matière première non renouvelable, et aussi de contribuer à protéger le milieu naturel, montagnes, lits d’oued. « Ici, notre objectif est d’établir une structure qui embrasse les principes environnementaux et de gouvernance (ESG) en agissant de manière responsable envers l’environnement, en soutenant le développement social de l’Algérie et en opérant avec des principes de gestion institutionnalisés. » « De plus, à Tosyali Algérie, nous produisons de l’acier à faible empreinte carbone en utilisant les technologies DRI les plus avancées dans le monde. Le sujet de l’impact environnemental est notre priorité depuis des années », a affirmé Ibrahim Elciboga, directeur général de Tosyali Algérie. Le responsable de l’entreprise a souligné que « la société mère a mis en place plus de 100 projets importants dans le domaine de la recherche et développement, dont tous les droits de propriété appartiennent à Tosyali et 20 d’entre eux sont les premiers et uniques à l’échelle mondiale ».
Quant à Nicolas George, le représentant de Lafarge Holcim Algérie, il a insisté sur l’importance de ce projet qui entre dans le cadre de l’économie circulaire, c’est-à-dire le processus de traitement et de recyclage des déchets. « A l’instar du réaménagement de nos carrières, ce partenariat s’inscrit pleinement dans la stratégie du gouvernement en matière de protection de l’environnement et de la promotion de l’économie circulaire et vise à promouvoir des méthodes qui apportent le maximum de garanties pour réduire ou compenser l’incidence des activités de carrières sur les ressources naturelles. Cette substitution de ressources naturelles n’a aucun impact sur la qualité du ciment, elle est un principe et une ambition écologiques plus qu’économiques dont l’objet de base est l’économie circulaire. Lafarge Holcim Algérie s’engage à investir dans le traitement des déchets de ses cimenteries et à soutenir les jeunes entreprises dans le domaine dans le cadre de sa stratégie développement durable 2025 », conclut le communiqué. A noter que ce partenariat a un coût. Lafarge devra payer à Tosyali le prix du traitement des boues ferreuses. Mais la plus-value de ce projet est beaucoup plus écologique qu’économique, a souligné la directrice du développement durable de Lafarge Holcim Algérie. n