Quand Mustapha Berraf était à la tête du Comité Olympique algérien (COA), les relations avec le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) n’ont jamais été au top. Désormais, après son départ acté récemment, le COA et le MJS veulent repartir sur de nouvelles bases. C’était l’esprit de la réunion « très constructive », tenue jeudi dernier entre le président intérimaire de l’instance morale du sport Dz, Mohamed Meridja, ainsi que le ministre Sid-Ali Khaldi.

Un « climat serein », c’est ce que Khaldi a voulu instaurer en recevant Meridja jeudi dans la bâtisse de la Place 1er Mai. Les deux structures auront l’objectif commun de « développer davantage le sport algérien et redorer son blason au niveau international », comme l’a souligné Meridja. Surtout à l’approche d’échéances importantes dont les Jeux Olympiques de Tokyo (2020) ainsi que les Jeux Méditerranéens d’Oran en 2022. Dans cette optique, « Le Comité olympique et sportif algérien, en tant qu’entité du sport national, doit jouer son rôle lors de la préparation des JM-2022.
Il va aider le comité d’organisation et apporter son savoir-faire dans le domaine, dans le seul objectif de réussir le rendez-vous et confirmer le choix de l’Algérie pour abriter cet évènement », comme l’a indiqué le successeur provisoire de Berraf. Ceci reste un grand défi pour l’Algérie qui abritera un événement d’envergure après une longue période sans connaître ce privilège.
Consulter pour progresser
Avant les JM-2022, qui ont dû être décalés d’une année en raison du Coronavirus, il y aura les Olympiades nipponnes qui ont connu le même sort pour le motif pandémique. Là aussi il faudra œuvrer avec synergie et osmose afin que les athlètes se rendent au Pays du Soleil Levant dans les meilleures dispositions qui soient. Et ce loin des tensions et des climats conflictuels qui régnaient lors des précédents éditions. « On a eu une discussion ouverte et franche sur tout ce qui touche le domaine sportif. On a passé en revue les différents aspects pouvant toucher le monde du sport. On aura des projets communs sur plusieurs thèmes inscrits dans l’intérêt du mouvement sportif algérien », note Meridja.
Ce dernier relèvera aussi que « Le ministre a soulevé le sujet de la représentativité de l’Algérie dans les instances internationales, estimant qu’ils (les représentants, ndlr) doivent avoir un rôle prépondérant dans le développement du sport algérien. Il a réitéré sa disponibilité à apporter son aide et son soutien à ces personnalités sportives pour leur permettre d’aider le sport algérien à aller de l’avant.»

Berraf, bon CV mais mauvaise idée ?
Parmi ces membres à influence dans les structures du sport continentales, régionales et mondiales, il y a… Mustapha Berraf bien évidemment en sa qualité de présidant de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA) et membre du Comité exécutif du Comité Olympique International (CIO). Va-t-il faire partie de cette équipe de consultants ? On ne le sait pas trop. Mais il faut reconnaître que son aura dans le circuit sportif, loin des casseroles qu’on lui colle au dos, est, pour le moins, intacte.
En tout cas, on croit savoir, selon l’Agence Presse Service algérienne (APS), que « des contacts sont en cours avec tous les représentants algériens dans les instances sportives internationales pour les réunir le plus tôt possible autour d’une table et discuter des différents sujets qui les tracassent et les empêchent de mener à bien leur mission.» Berraf sera-t-il contacté, on en doute fort. Sauf si l’intérêt sportif sera considéré comme priorité ultime et que la démarche en question soit sincère avec de visées réelles pour le progrès du sport Dz.