Le président sud-coréen, Moon Jae-in, et le dirigeant  nord-coréen, Kim Jong-un, ont convenu hier  lors d’un sommet historique de cesser leurs activités hostiles et de transformer la zone qui sépare les deux pays en une «zone de paix».

Les dirigeants des deux Corées se sont en effet  retrouvés à Panmunjom,  sur la ligne de démarcation qui fait office de séparation entre les Corées où ils ont fait  une déclaration commune à une «dénucléarisation complète de la péninsule coréenne».
Les deux Corées se concerteront étroitement pour s’assurer de ne pas «répéter le passé malheureux qui a vu tourner court de précédents accords intercoréens», a assuré de son côté Kim Jong Un.
Ce rapprochement entre les deux pays resté techniquement en guerre depuis l’armistice du 27 juillet 1953 qui a établi un cessez-le-feu mais sans déboucher sur un traité de paix n’est pas passé inaperçu.
Plusieurs pays ont en effet,  réagi à cette  rencontre historique entre les deux dirigeants  saluant une nouvelle avancée «très positive».
Le président des Etats-Unis d’Amérique Donald Trump a qualifié d’ «historique» la rencontre  entre Kim Jong Un et son homologue  Moon Jae-in. «Après une année folle de lancements de missiles et de tests nucléaires, une rencontre historique entre la Corée du Nord et la Corée du Sud a eu lieu. Des choses positives se passent mais seul le temps permettra de juger!», a tweeté le président américain.
Trump s’est montré par ailleurs sceptique quant à l’issue de cette rencontre, en soulignant que «seuls les actes à venir permettraient de juger de la nature des changements en cours».
M. Trump a également  estimé que les Américains devraient être «fiers» de l’évolution de la situation sur la péninsule coréenne. «La guerre en Corée va se terminer ! Les Etats-Unis et tous leurs citoyens devraient être vraiment fiers de ce qui se passe en ce moment en Corée!», a écrit Trump dans un second tweet.
Les réactions internationales unanimes
L’allié chinois dont dépend à 90 % l’économie nord-coréenne est présenté par  des observateurs comme le seul capable de régler la menace nucléaire et balistique nord-coréenne. La Chine s’oppose au développement par la Corée du Nord de son programme nucléaire et balistique et  engagés par ricochet à la dénucléarisation de la péninsule. Cette position est bien connue et Pyongyang la connaît également parfaitement bien. La Chine a ainsi  salué le «courage» des deux dirigeants. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a de son coté, évoqué «un pas positif vers une résolution d’ensemble de plusieurs questions concernant la Corée du Nord. Le Kremlin a accueilli «des nouvelles très positives».   
L’OTAN a pour sa part qualifié «d’encourageante» la rencontre entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in, tout en soulignant qu’il restait encore beaucoup à faire. «C’est un premier pas. Il est encourageant, mais il faut comprendre qu’il y a beaucoup de travail difficile à venir», a déclaré le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’organisation à Bruxelles. «La chose la plus importante aujourd’hui est de se féliciter du fait qu’ils se sont rencontrés, et même s’il y a un long chemin à parcourir avant de parvenir à une solution complète à la crise et aux problèmes que nous voyons dans la péninsule coréenne, je pense qu’il s’agit d’une première étape très importante», ajoute M. Stoltenberg.
Quant au président du Conseil européen, Donald Tusk, il  a tracé un parallèle entre la situation sur la péninsule coréenne et dans les Balkans, où il effectue une tournée. Il a estimé dans un tweet que les évolutions dans ces régions montraient que «l’impossible peut devenir possible et que cela dépend entièrement de la bonne volonté et du courage des individus». n