Les prix du pétrole étaient de nouveau orientés à la baisse vendredi, les investisseurs étant préoccupés par la progression du virus dans le monde, synonyme de possibles reconfinements désastreux pour la demande, tandis que l’offre d’or noir est attendue en hausse.
Vers 09h45 GMT (11h45 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 41,53 dollars à Londres, en baisse de 1,94% par rapport à la clôture de jeudi.A New York, le baril américain de WTI  pour le mois d’août abandonnait 2,30%, à 38,71 dollars.
 Les deux cours de référence ont respectivement perdu jeudi 2,17% et 3,1%.
« Le pétrole accentue ses pertes de la veille face aux craintes de nouvelles phases de confinement », a expliqué Fiona Cincotta, analyste de City Index, insistant sur le nouveau record de contaminations atteint aux États-Unis.
Le premier consommateur de pétrole au monde a en effet recensé plus de 65.500 cas supplémentaires en 24 heures, selon le comptage de l’université John Hopkins.
Et dans la deuxième ville australienne, Melbourne, le reconfinement est devenu jeudi une réalité.
Ces incertitudes qui pèsent sur la demande font craindre aux investisseurs une augmentation de l’excédent en pétrole sur le marché car l’offre devrait repartir à la hausse.
 C’est en tout cas l’avis de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et ce dès le mois de juillet, après un plus bas en neuf ans à 86,9 millions de barils par jour.
L’AIE a aussi évoqué la production libyenne, perturbée par les troubles politiques et sécuritaires, qui pourrait se reprendre et atteindre 900.000 barils par jour d’ici la fin de l’année.
La Compagnie libyenne nationale de pétrole (NOC) a d’ailleurs annoncé vendredi la reprise de la production et des exportations de pétrole en Libye après environ six mois de blocage.