Selon le ministère du Commerce, le programme des permanences commerciales a été respecté à presque 100%. Dans un communiqué publié dimanche, premier jour des fêtes de l’Aïd, ce département annonce un taux de suivi de 99,44 % par les commerçants concernés.

«Le taux de suivi était très élevé, en dépit de la situation sanitaire que connaît le pays et des mesures rigoureuses de confinement imposées, dont la suspension du trafic routier pour tout type de véhicule», est-il encore affirmé dans le communiqué. La même source avance que le taux de suivi a atteint 100% au niveau de la Direction régionale d’Alger, 99,96% à Annaba, 100 % à Ouargla, 95,25% à Béchar et 99,81% à Blida et atteint les 100%, également, dans les wilayas de Batna et Saïda.
Jeudi, le ministre du Commerce, Kamel Rezig, a annoncé que près de 43 000 commerçants ont été «réquisitionnés», selon le terme utilisé, pour assurer la permanence durant les deux jours de l’Aïd. Circonstance oblige, et «en raison du confinement imposé dans toutes les willayas du pays, il avait rappelé que les horaires de la permanence étaient cette année de 7H à 13H. Ses services ont indiqué, lundi, que des commerçants non concernés par le programme des permanences sont restés actifs et ont ouvert leurs magasins durant ces journées festives.
En raison de la crise sanitaire, le consommateur algérien a pris des précautions de façon à faire ses achats avant les jours de fête. Les commerçants, obligés comme tout le monde de ne pas se déplacer pour les visites familiales, ont eux-mêmes préféré travailler durant la mi-journée autorisée, selon le témoignage d’un propriétaire de supérette. Alors que le programme des permanences est d’ordinaire sujet à polémique, son respect ne s’est donc pas posé cette fois-ci avec l’espoir d’une régulation prochaine plus efficace et durable de l’activité commerciale durant les journées dites fermées.
L’espoir est permis aussi pour la commission dite de «moralisation de l’acte commercial», lancée le 21 mai dernier par le ministre du Commerce. Cette commission, a indiqué Kamel Rezig, a pour objectifs de «réhabiliter l’activité commerciale et en finir avec les pratiques négatives», telles la spéculation et la fraude dans les prix. Les résultats de ses travaux seront connus avant le 15 septembre prochain, a fait savoir le ministre, qui a eu du mal durant ce Ramadhan à obtenir une trêve commerciale et stabiliser une mercuriale qui a connu des niveaux de flambée importante au début comme à la fin du mois de jeûne.
La Commission qu’il préside comprend tous les secteurs concernés, des représentants des services de police et de gendarmerie, des représentants d’associations de protection du consommateur et des fédérations de commerçants. Ses huit sous-comités travailleront sur «la moralisation du marché des fruits et légumes frais», «l’activité des viandes rouges et blanches, poissons et œufs», les «produits d’épicerie», les «produits de nettoyage, cosmétique, maintenance et de droguerie». Ils plancheront également sur le commerce de «l’électroménager, des équipements ménagers et du mobilier», de «l’habillement, chaussures et cuir», ses «services» et, enfin, des «espaces commerciaux».
Un gros chantier, donc, dont l’évolution sera suivie et analysée «deux semaines après l’Aïd» lorsque seront remis les rapports des directions de commerce des 48 wilayas «sur les pratiques positives et négatives dans l’organisation des marchés durant Ramadhan,» a indiqué le ministre.