Samedi, il y avait la joie avant l’inquiétude pour Youcef Atal. Buteur de l’OGC Nice à la 49e minute, le latéral droit s’est blessé dans la foulée de sa réalisation. Un nouveau souci physique pour l’international algérien, le 7e depuis qu’il a rejoint le Gym en juillet 2018, qui passe plus de séjours à l’infirmerie que sur les pelouses depuis plus d’un an maintenant.

Son but avait permis aux Niçois de ramener une précieuse victoire, la première sur les 6 derniers tests, de chez le RC Lens. Un crochet du droit suivi d’une frappe du gauche pour faire trembler les filets et envoyer ce qui devait être un signe fort pour annoncer un retour en forme après des périodes compliquées. Que nenni ! A peine le temps de célébrer que la cuisse a lâché. «Youcef a une contracture à la cuisse. On n’a pas encore de diagnostic. On espère que ce n’est pas trop grave», c’était les premiers mots livrés par son entraîneur Adrian Ursea.
A priori, ça sera 2 semaines minimum pour l’international algérien qui intègre la liste des blessés pour la 3e fois depuis l’entame de l’exercice en cours dans lequel il a déjà raté 12 rencontres sur 27 disputées par le team de la Côte d’Azur. Cela fait un sacré paquet et une place de titulaire qui risque de sauter si jamais le remplaçant donne la pleine satisfaction. En effet, il est clair qu’aucun driver ne prend le risque de compter sur un joueur qui passe la moitié de son temps à se soigner.

Remontrances de Belmadi
La constance et la consistance sont des facteurs importants et des paramètres principaux pour le coach dans l’élaboration des projets footballistiques. Que cela soit en club ou en sélection. D’ailleurs, même Djamel Belmadi n’a pas manqué, en novembre dernier, d’envoyer un avertissement public pour Atal concernant la gestion de sa carrière et son hygiène de vie. «Il sait qu’il doit avoir tous les atouts de son côté pour pouvoir éviter de se blesser», a lâché le premier responsable de la barre technique des «Fennecs».
Pour lui, «sa situation peut être préoccupante dans le sens où il a enregistré pas mal de blessures ces derniers temps. On sait qu’il a une certaine forme de faiblesse à certains points. Il faut absolument la régler. C’est le travail qui doit être opéré en club.» Belmadi, qui connaît l’exigence du plus haut niveau pour avoir été un footballeur professionnel par le passé a déclaré : «je profite de ce moment pour lui envoyer un message. Il sait qu’il doit avoir tous les atouts de son côté pour pouvoir éviter de se blesser. Il y a des choses à faire et des dispositions à prendre quand on est professionnel.»

Genou et muscles vulnérables
Le boss de l’EN en sait des choses sur son poulain qui n’adopterait pas les bonnes habitudes pour devenir moins vulnérable sur le plan physique. Certes, quand on subit une opération au genou après une lésion méniscale (elle l’a tenu éloigné des terrains pendant 152 jours sur 90 prévus pour ce type de pépins), il y a le risque d’avoir des soucis musculaires par la suite. Il a d’ailleurs eu deux blessures à la jambe. Une première le 21 septembre contre le Paris Saint-Germain qui l’a contraint à s’absenter pendant 1 mois manquant 3 matchs.
Pour ne rien arranger, le 07 novembre dernier, il a été diagnostiqué positif à la COVID-19 ratant son retour chez les «Verts». Par la suite, il s’est claqué à la cuisse durant les entraînements ratant 3 semaines de compétitions et 6 sorties des «Aiglons». Il a pu retrouver des sensations en faisant 6 apparitions avant ce contretemps samedi. Atal peine à être constant et aller au bout des matchs. D’ailleurs, il n’a fait qu’un seul match plein pour la séquence footballistique actuelle. Pas le plus rassurant des signes.