A une semaine de la fin de cette année 2020, la rétrospective économique s’impose à de nombreux égards. C’est d’autant important que ça restera une base de travail pour longtemps, très longtemps. Cette année n’est-elle pas l’annonciatrice de la nouvelle ère mondiale déclenchée par la Covid19 ! Bien analyser tout ce qui s’est passé depuis le déclenchement de la pandémie va sans aucun doute permettre de bien réagir aux évolutions que tout le monde subira en 2021, et bien après. L’importance revêt surtout par le caractère inédit des événements qui se sont déroulés tout au long de cette fameuse année 2020. Il ne s’agit plus, comme auparavant, d’un pays ou d’une région, dont l’économie est déficitaire et dont les indices sont tous dans le négatif. La crise a été mondiale, et les effets ont été ressentis dans tous les pays.
Tirer les enseignements de cette année qui se termine équivaut à préparer ce qui va devoir être réalisé pour celle qui s’annonce. Les effets étant connus, place maintenant aux remèdes et aux changements qu’il faudra appliquer pour essayer de rebondir. Le nouveau monde, qui est bien là, ne permet plus les hésitations et les tergiversations, et il est plus qu’urgent de ne pas rater ce rendez-vous avec l’histoire.
Il s’agit, en premier lieu, de revoir beaucoup de dogmes appliqués depuis des lustres et dont les avantages, s’ils ont existé avant, ne sont plus possibles avec tous les changements (dans tous les secteurs) que tout le monde a constatés et même subis.
Cette année 2020, avec ses crises multiformes, devrait être, comme l’a mentionné l’économiste Mustapha Mekidèche dans l’entretien publié aujourd’hui sur « Reporters », une occasion de « clarifier notre vision et nos choix économiques de long terme, selon le principe de réalité et le principe de précaution ». Cette période « temps morts » reste, malgré toutes ses tares, une opportunité pour aborder, sur de nouvelles et bonnes assises, l’avenir du pays. Toutefois, il faut toujours se rappeler que même si l’heure des bilans est importante, celles des actions et des créations le sont davantage. Les inconstances ne sont plus permises.