C’était l’incontestable sensation de la Coupe d’Afrique des nations 2019
(21 juin – 19 juillet). Le Madagascar est allé là où personne ne l’attendait. Les Malgaches ont atteint les quarts de finale de la messe continentale pour leur première participation. Une performance qui a valu un accueil grandiose aux « Barea » de retour au pays samedi soir. Nicolas Dupuis, le sélectionneur des Zébus depuis 2016, n’était pas vraiment déçu après le revers infligé en quarts de finale par la Tunisie. A un moment, dans un tournoi de cette envergure, l’expérience et le vécu deviennent décisifs. Face à des « Aigles de Carthage », qui en sont à leur 18e participation dans cet évènement, les camarades de Ibrahim Amada, sociétaire du MC Alger, n’ont pas pu faire durer l’aventure et la rallonger. Une défaite 3 buts à 0. La plus lourde dans cette épreuve pour une sélection qui n’avait pas perdu jusqu’ici. Mieux encore, le novice de la CAN avait bouclé le premier tour premier de sa poule « B » avec 7 unités soit autant de buts marqués et concédés dans cette aventure. Devant le Nigeria (6 points) s’il vous plaît. Le fait d’avoir composté le ticket en huitièmes était déjà une incroyable prouesse. « Je suis très fier de ce que les joueurs ont fait depuis le début de la CAN. Je leur tire un coup de chapeau énorme. Aujourd’hui, la marche était trop haute. Je n’ai même pas de regrets car on n’avait pas beaucoup de solutions, on manquait de percussion, de liant. On jouait un peu trop bas car, en face, il y avait une belle équipe », avait reconnu Dupuis.

Le risque de l’éphémère
Celui qui a été désigné par Ahmad Ahmad, président de la Confédération africaine de football(CAF), avant qu’il ne devienne patron de l’instance, a fait des miracles. Ce parcours va être difficile à rééditer et égaler et celui qui est aussi entraîneur du FC Fleury 91 l’admet : « ça va être difficile de faire mieux la prochaine fois. Il y a beaucoup de travail à faire à Madagascar. Il faut se servir de ce qu’on a fait pour dire que le travail paye. Il faut continuer à travailler, ou, sinon ça peut être quelque chose d’éphémère. Il faut revenir au travail.» Avant de préparer les prochaines échéances, lui et ses poulains avaient des moments de liesse à savourer à Antananarivo où ils ont été accueillis en héros par la population. Un bus à l’impérial sur lequel jubilait une équipe géniale. Un groupe qui mérite l’admiration et l’encouragement.
D’ailleurs, l’épopée égyptienne aura valu une prime d’un million de dollars accordée par la CAF aux quart-de-finalistes. Aussi,  Andriatsima & cie ont eu droit à une motivation de 250 000 dollars pour leur qualification aux huitièmes de finale et 350 000 dollars pour avoir figuré dans le « final 8 » octroyés par le Chef de l’Etat Andry Rajoelina. Ce dernier avait même assisté au match contre la RD Congo conclu par une victoire aux tirs au but (2-2/4 t.a.b 2). Durant cette messe, les Insulaires auront été extraordinaires. Une campagne à saluer.n