A la lumière des désagréments que subissent les Algérois à cause des intempéries et leurs dégâts, mais aussi des autres tracas à l’image des embouteillages quotidiens sur les réseaux routiers, c’est manifestement un autre mode de gestion qui s’impose pour la première ville du pays, donc à son premier magistrat installé dimanche.

PAR NAZIM BRAHIMI
Mais, bien plus que les préoccupations auxquelles étaient tenus de répondre les anciens walis, le successeur de Youcef Cherfa, doit visiblement résoudre de nouveaux casse-têtes, notamment les intempéries et leurs dégâts. A l’évidence, il s’agit d’asseoir une gestion que n’emporteront pas les premières chutes de pluie.
Intervenant lors de l’installation du nouveau wali d’Alger, Ahmed Maabed, le ministre de l’Intérieur a mis en avant la «nécessité du parachèvement du processus du développement de la capitale, vitrine du pays, et l’amélioration du cadre de vie des habitants». Kamel Beldjoud a mis l’accent, dans ce sens, sur l’adoption d’une «approche moderne basée sur l’innovation, l’efficience et l’esprit participatif, loin des procédés de routine et classiques qui ne sont pas à la hauteur de ce que porte cette wilaya comme perspectives et défis».
Pour le ministre de l’Intérieur, les Algérois «aspirent à l’amélioration de leur cadre de vie et du niveau des services publics, notamment celles relatives à l’hygiène de l’environnement, à l’aménagement urbain, aux structures d’éducation et de santé, aux moyens de transport et autres structures de proximité vitales».
Evoquant le problème des bouchons à Alger, M. Beldjoud a estimé qu’il était l’un des défis qu’il importe de relever par «la mise en place de solutions structurelles et durables», recommandant, à cet effet, «de recourir aux dernières avancées technologiques et de faire appel aux expériences des grandes capitales du monde». Sur la prévention et la lutte contre les risques majeurs, il a souligné que c’était l’un des «défis importants auxquels fait face la wilaya d’Alger, à l’instar des inondations, des glissements de terrain et des séismes».
Il a appelé, pour y remédier, à l’impératif de mobiliser, de façon constante, toutes les ressources humaines et matérielles en vue de préserver «la sécurité des personnes et des biens, en relançant, notamment, les plans de secours, en veillant avec rigueur à la mise à jour continue de ces plans et en garantissant la rapidité et l’efficacité des interventions».
Le ministre a plaidé, par la même occasion, «l’ouverture d’un atelier de réflexion en associant des experts et des chercheurs spécialistes, afin d’actualiser l’inventaire de toutes les zones à risque et les points noirs et de préconiser des mesures pratiques à court et moyen termes pour éviter leurs répercussions sur l’environnement et leurs effets sur l’infrastructure». Il a également souligné la nécessité de maintenir «le degré de vigilance en ce qui concerne la prévention contre le Coronavirus», exhortant le nouveau wali à «intensifier les opérations de sensibilisation des citoyens et à mobiliser des moyens logistiques et humains nécessaires à travers les différents quartiers de la ville».
En ce qui concerne «l’équité territoriale», le ministre a indiqué qu’il s’agit là de l’une des perspectives les plus importantes auxquelles aspirent les pouvoirs publics, faisant état de «la mobilisation des enveloppes financières importantes au titre des différents programmes et plans élaborés». En dépit de tout cela, ajoute-t-il, «certaines régions de la capitale connaissent encore des déficits de développement devant être comblés en vue de créer un équilibre entre les différentes zones», relevant à ce propos «l’intérêt accordé aux pôles urbains et les efforts consentis visant à y fournir toutes les structures et les équipements publics, outre la réhabilitation des anciens quartiers et des secteurs sauvegardés telle la Casbah d’Alger, classée par l’Unesco comme patrimoine mondial».
La relance de la dynamique économique locale est au cœur des orientations présidentielles qui préconisent l’encouragement de l’investissement, l’accompagnement des investisseurs et la simplification des procédures administratives, a ajouté M. Beldjoud. n