Les auxiliaires en anesthésie et réanimation de santé publique devraient organiser, aujourd’hui, une journée de débrayage qui sera appuyée par des sit-in de protestation devant les directions et établissements de santé du territoire national. Dans un communiqué rendu public, le Syndicat national autonome des auxiliaires médicaux en anesthésie et réanimation de santé publique (Snaamarsp) indique que le service minimum sera toutefois assuré le jour de la grève, notamment au niveau du service de réanimation dédié à la prise en charge des patients atteints de coronavirus. Le syndicat accuse l’autorité sanitaire de «marginaliser» la corporation des auxiliaires médicaux en anesthésie et réanimation qui a déposé, en mars dernier, une plateforme de revendications, mais qui est restée sans suite. Pour ces raisons, lors d’une réunion du conseil national du syndicat, le 17 décembre dernier, il a été convenu d’observer une journée de débrayage afin «d’exiger la satisfaction de la plateforme de revendications». Les auxiliaires en anesthésie et réanimation réclament notamment une couverture juridique, ainsi que la promulgation d’un statut particulier 11-235 du 06 juillet 2011 lié à l’exercice de la fonction. Le syndicat soulève la confusion compliquant l’exercice de la profession d’auxiliaire médical en anesthésie et réanimation ; la clause 175 de la loi sanitaire de 2018 interdit, en effet, aux auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation de santé publique d’établir une prescription médicale, alors que l’article 20 du statut particulier 11-235 les autorise à le faire. Une situation qui expose parfois les professionnels de santé, notamment en l’absence d’un médecin, à des poursuites judiciaires. Aussi, le Snaamarsp exige d’établir une nomenclature des actes pour éviter toute confusion et définir les tâches et rôles que cette corporation a à accomplir.
Le syndicat réclame également de créer un conseil de l’ordre afin de mieux encadrer l’exercice de la profession, comme il réclame également la création d’un Institut national pour la formation des anesthésistes qui assurerait une formation qualifiante en réanimation de santé publique avec une formation en interne.
Le syndicat exige dans un autre contexte de revaloriser le diplôme de l’auxiliaire médical en anesthésie-réanimation et la reconsidération des professionnels de santé. Le même syndicat appelle à installer un Conseil de l’ordre des anesthésistes pour contribuer à la promotion de la santé publique.
Le syndicat se dit en colère contre «l’attitude» de l’autorité sanitaire envers la corporation des auxiliaires de santé en réanimation-anesthésie. n