Pas de retour à la normale jusqu’au 30 avril, au minimum. C’est ce à quoi les autorités algériennes ont convenu pour ce qui est des activités sportives et de la jeunesse. La situation sanitaire et la propagation du coronavirus n’a pas été jugée propice pour une reprise.


En Algérie, comme partout ailleurs, les sportifs devront encore patienter compte tenu de la donne épidémiologique toujours instable. Du 15 mars au 05 avril puis du 05 avril au 19, et là, le Ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) reconduit le confinement sportif jusqu’au 29 du même mois comme délai minimal. C’est pour dire qu’il pourrait y avoir une autre rallonge d’ici là. Cela dépendra de l’évolution de la lutte contre le coronavirus. En effet, sanitairement, la reprise est impossible. Même à huis clos. Dans ces cas, il faut être partisan du «risque zéro» afin de maîtriser, de manière optimale, la propagation du COVID-19. Ainsi, tout rendez-vous qui favorise les regroupements que ce soit dans les salles ou en plein air n’est plus recommandé. Sont, par conséquent, concernées «Les manifestations et activités de jeunesses, festivals, rencontres, expositions et salons prévus au niveau local, régional et national» en plus des «assemblées générales des structures des animations sportives.»

Le huis clos au meilleur des cas
Cette mesure de prévention qui demeure en vigueur vient ainsi repousser la reprise du championnat de football notamment. Les enjeux économiques sont considérables dans le sport roi. En tout cas, les responsables de la balle ronde savent très bien qu’ils devront se creuser les méninges pour tenter d’aller au bout de cet exercice. Surtout que les ¾ des journées du championnat ont été jouées. L’annuler ne serait aucunement un intérêt. Ce qui est à relever c’est que du côté de la Fédération algérienne de football (FAF) on s’est déjà faits à l’idée de poursuivre la compétition sans public. «Logiquement, la reprise du championnat, dont ses différents paliers, se fera à huis clos, et cela pour des raisons purement sanitaires. L’objectif est de préserver la santé des joueurs et d’autrui», avait déclaré, vendredi dernier sur les ondes de la radio nationale, Salah-Bey Aboud.
Le chargé de communication de l’instance a aussi ajouté que «Nous n’allons pas nous contenter d’instaurer le huis clos, mais nous allons prendre plusieurs décisions pour diminuer au maximum la présence de personnes au niveau du stade» en révélant que «tout le monde est d’accord sur ce point de jouer sans public. Une mesure qui sera également appliquée dans les autres championnats à travers le monde.» Toutes ces démarches de précaution dépendront du feu vert du gouvernement auquel incombe la décision de reprise et les dates de cette dernière. n