Elle avançait depuis janvier dernier au rythme d’une tortue, et voilà que ces derniers jours l’accélérateur est déclenchée. Il s’agit de l’opération
de vaccination contre la Covid-19 en Algérie qui prend de plus en plus d’ampleur. Le ministre de la Santé semble vouloir mettre le paquet pour faire réussir dans ce qui était, depuis le début, une aventure. Tout le monde est en train de constater le changement quasiment radical dans
la perception des vaccins chez les citoyens. Certes, ce n’est pas encore
le rush, mais l’«engouement» est bien perceptible. Les moyens semblent d’ailleurs à la disposition des demandeurs, de plus en plus nombreux au fil des jours.
Il y a par exemple la réception, hier, d’un lot de 1,6 million doses de vaccin en provenance de la Chine.
Un second arrivage de 2,4 million est attendu la semaine prochaine.
La quantité est là, il restait donc l’adhésion des citoyens qui s’est fait très longtemps attendre. Visiblement, c’est plus au moins acquis. Pour faciliter la « procédure », plusieurs chapiteaux ont été installés, surtout dans la capitale, pour recevoir les « demandeurs ». Plus encore, le ministre a mentionné l’implication, dans un futur proche, des mosquées, usines, entreprises, et « chaque point pouvant rassembler les citoyens ». Des promesses qui impliquent le gouvernement et qui ne devraient pas poser de problèmes pour leur concrétisation.
Cette campagne tous azimuts n’est évidemment pas fortuite. Elle survient telle une réponse à une conjoncture bien difficile à gérer. La recrudescence constatée des contaminations dans le pays avait besoin de réponses tangibles et urgentes. Le SOS lancé par la population pour au moins essayer d’enrayer la machine pandémique ne pouvait pas rester lettre morte.
En parallèle, il y a eu également cette décision du gouvernement de reconduire les mesures de confinement, pour 21 jours, dans 14 wilayas. Une action qui donne la forme d’un essai de l’Exécutif pour appliquer une politique de python, celle de se défendre en tentant d’enrouler sa « menace ». Dans les conditions actuelles, c’est une nécessité, mais loin d’être suffisante. La route semble encore longue…