Les effets de la Covid-19 ne pouvaient pas épargner le secteur de l’Education. Mohamed Ouadjaout est venu le confirmer, hier, lors d’un point de presse dans lequel il a annoncé que la moyenne de réussite au baccalauréat a été fixée à 9/20. Un rachat, dont l’explication est tout indiquée pour le ministre de l’Education, et qui n’est autre que les conditions sanitaires exceptionnelles engendrées par la pandémie.
L’appréciation diverge. Sur les médias sociaux, le sujet a été vite «exploité» avec une tendance vers la dénonciation. Pourtant, il ne faut pas oublier dans quelles conditions s’est déroulé cet examen. Les milliers de candidats ont vécu plusieurs mois de confinement, de peur, de stress et d’appréhensions. Leurs familles ont eu également à subir ces «désagréments». Une situation exceptionnelle qui ne peut engendrer que des décisions exceptionnelles. La majorité des pays ont eu à subir ces effets et chacun d’eux a essayé de trouver la «parade» en toute souveraineté. L’Algérie devait prendre en compte tous ces paramètres pour prendre une décision finale. Chose faite.
Certes, le rachat est loin, très loin, d’être une bonne solution, mais cela ne peut pas être considéré comme un scandale. D’emblée, les bénéficiaires, en l’occurrence les candidats et leurs parents, ont dû certainement pousser un ouf de soulagement à l’annonce de Ouadjaout.
Toute la question est de savoir contextualiser cette décision. OK, à période exceptionnelle, mesures exceptionnelles, mais que ce soit clairement défini. La Covid-19 a chamboulé quasiment le monde entier, et «l’excuse», avec toutes ses tares, est valable.
Que cette mesure dévalorise le diplôme, ceci est indéniable, mais également trop facile comme «jugement». Toutefois, c’est l’occasion de prendre au mot ceux qui mettent cet aspect en avant. Oui, il est très important de ne pas dévaloriser le baccalauréat algérien, mais cela devrait concerner tous les secteurs. Le critère, qui est, il faut le préciser, primordial, soit brandi partout.
Faut-il rappeler la désinvolture avec laquelle surnage, et depuis plusieurs années, tellement de secteurs ! Que chacun prenne ses responsabilités et applique le «non à la dévalorisation». Chiche !