En abritant les Jeux Méditerranéens dans leur 19e édition, Oran devait relever le défi compte tenu de l’enjeu que représentait ce rendez-vous pour l’image du pays. Même si elle n’avait pas organisé un événement de cet acabit depuis un moment, l’Algérie a réussi son pari. Cela lui ouvre les portes pour pouvoir envisager d’accueillir d’autres manifestations sportives dans les années à venir.

L’enjeu dépassait le cadre purement sportif pour la 19e séquence des Méditerranéades. Certes, il y a eu quelques défaillances par moments. Mais il n’y avait pas de risque zéro sachant le flux des délégations et les mécanismes peu rodés pour assurer la fluidité dans certains domaines.
Dans les grandes lignes, les choses se sont plutôt bien passées. «Permettez-moi, malgré les quelques problèmes qui sont assez courant dans ce genre d’organisation, d’affirmer que la 19e édition des Jeux méditerranéens d’Oran a été une réussite dont on ne peut qu’être fier», a estimé Aziz Derouaz, Commissaire de Jeux, hier lors d’une ultime conférence de presse. Une sortie médiatique qu’il a animée au Centre international de presse (CIP) conjointement aux côtés du président du Comité international des Jeux méditerranéens (CIJM), Davide Tizzano.

Le CIJM de la méfiance à la réjouissance

Ce dernier a assuré que «nous sommes satisfaits de la réussite de l’édition d’El Bahia. Vous pouvez être fiers de ce que vous avez fourni comme jeux.
L’engouement était total. 26 pays présents, 24 d’entre eux médaillés, une couverture médiatique (audio-visuelle et écrite) très importante et unique dans les annales des JM, un merveilleux public qui nous a vraiment surpris». On était loin d’imaginer cette évaluation lorsqu’il était question de craintes et de méfiance quant aux aptitudes de l’Algérie à être prête le jour J.
Pour que ces joutes soient à la hauteur des attentes, plus de 800 millions d’euros ont été dépensés par l’Etat algérien. C’est pour dire qu’il ne fallait pas se louper sachant que les autorités voulaient en mettre plein la vue et prouver que l’Algérie peut réussir les paris du genre en mettant tout le monde d’accord. La médiatisation de ces JM, retransmis par 20 pays dont neuf qui ont diffusé l’événement en direct et 11 qui ont fait des reportages journaliers, a ouvert une fenêtre sur l’Algérie pour les autres peuples. Par ailleurs, nombreux sportifs ont été surpris par ce qu’ils ont pu voir durant leur séjour en matière d’hospitalité, d’infrastructure et du niveau de compétition qualifié d’«excellent» par les différents spécialistes. La somme de tous ces indicateurs donne légitimement quelques certitudes quant à la capacité du pays à assumer le statut d’hôte pour des rendez-vous régionaux, continentaux et internationaux.