Le 5 août dernier, Belkacem Sahli appelait le président Bouteflika à briguer un 5e mandat. Depuis, les choses ont évolué et le secrétaire général de l’Alliance nationale républicaine (ANR)

ne s’exprime plus au nom de son parti uniquement, mais se fait le porte-voix d’une kyrielle de partis, d’abord 15 puis, les 15 + 4. «Nous ne serons plus 15 + 4 au mois de janvier, quand il y aura convocation du corps électoral, mais carrément 30 partis à soutenir le président de la République pour la continuité de son œuvre», a déclaré Sahli, lors de la rencontre du Front national regroupant les partis en question, à Constantine. «Nous ne sommes pas aussi grands que le FLN, c’est vrai, mais nous ne sommes pas microscopiques comme veulent nous qualifier certains. Notre alliance pèse 25 députés au Parlement, juste après le FLN et le RND. Nous avons 2 700 élus, le double du MSP de Abderezak Mokri. Nous avons recueilli lors des dernières joutes électorales 1,5 million de voix, dont 200 000 uniquement pour l’ANR. Nous pouvons donc peser pour la reconduction du Président pour un cinquième mandat», ajoutera Sahli lors de son intervention.
Auparavant, et juste avant l’entame des travaux du groupe 15 + 4, Belcacem Sahli nous avait parlé de la campagne de sensibilisation qui l’a mené avec son groupe aux quatre coins de l’Algérie, en commençant par la wilaya de Tlemcen.
«Nous sommes un groupe de la continuité pour la stabilité et les réformes. Nous avons entamé notre campagne, il y a trois mois, pour expliquer deux choses : les efforts du front populaire, comme prescrit par le président de la République, et le pourquoi de la continuité que nous prônons. Pour cette douzième rencontre, nous allons expliquer à nos militants les six points autour desquels tournent nos actions. Le premier est la sauvegarde de la souveraineté, le second a trait au développement du sens civique et à la promotion de la démocratie, le troisième touchera le réveil de l’économie nationale pour se libérer de l’emprise des hydrocarbures, le quatrième sera de garantir la stabilité de l’Algérie face aux menaces de division de l’intérieur et de l’extérieur, le cinquième faire face aux manœuvres politiciennes qui visent à déstabiliser le pays et le sixième combattre énergiquement toutes formes de fléaux, à leur tête la corruption et la drogue».
De son côté, Chalabia Mahjoubi, la présidente du Mouvement de la jeunesse et de la démocratie (MJD), dont le parti épouse les thèses et fait partie des 15 + 4, dira œuvrer, en compagnie des autres mouvements, «pour la stabilité et la continuité à travers des sorties médiatiques à la rencontre de tous les militants», et son «appartenance sans faille au front populaire». Elle parlera des efforts consentis par les 19 partis, à travers des caravanes «qui sillonnent l’Algérie» et même à l’étranger, comme la rencontre avec les Algériens de France, à Paris, lors du douloureux souvenir du 17-Octobre. Ce front populaire, qui se veut sans faille, vient donc renforcer les appels à un 5e mandat pour le président Bouteflika, comme ceux du FLN et du RND, et veut se placer, déjà, comme une force incontournable, la troisième, «pour la promotion des idées du président de la République».