La chute des cours du pétrole et la crise sanitaire ont lourdement impacté les caisses de l’Etat. Une réalité observée et commentée ces derniers mois et que personne ne peut nier. Là, c’est le constat. Facile à faire, et qui devrait laisser la place, rapidement, aux solutions préconisées. Toutefois, ces dernières semblent ne pas être aussi nombreuses que ça, tout au moins, dans le contexte algérien.
Depuis le début de la propagation de la pandémie, les réflexes semblent stagner au stade des constats et des lamentations. Ni la classe politique ni la société civile n’arrivent à faire émerger des « pistes » pour faire face à la double crise subie par tous. Pourtant, l’urgence est bien là. L’embellie des cours du pétrole n’est pas au programme et la Covid-19 restera encore bien « présente » pour encore (au moins) plusieurs mois.
D’où l’importance de la rencontre d’hier, à Alger. La journée d’information consacrée à l’économie d’énergie a été l’occasion de mettre sur le tapis des propositions de solutions dans l’espoir de diminuer les dépenses de l’Etat et en même temps celles des citoyens.
Le débat à mettre en lumière est bien plus vaste que celui des petites économies. C’est une occasion d’interroger le sens de cette société de consommation dans laquelle nous vivons, et que certains subissent malgré eux. Cela concerne les Algériens depuis plusieurs années déjà, et en discuter est devenu inévitable. L’urgence de résister aux effets pervers des crises actuelles peut devenir une chance pour débattre de sujets de fond, et dont les résultats, à court et à long termes, peuvent être des plus bénéfiques. Les nouvelles mentalités, surtout celles de la génération « Millenniale », demandent une nouvelle approche de la consommation. Avec le développement durable, la protection de l’environnement et l’influence de plus en plus grandissante du digital dans le travail, tous les pays n’ont d’autres choix que de s’adapter. Ainsi, il est indispensable de se « muer » dans le cadre d’un projet commun, touchant les principaux aspects de la vie en collectivité. Ces temps de crises sont également une opportunité de changer et de préparer l’avenir dans de meilleures conditions. Cette année 2020 propose un rendez-vous avec l’Histoire à ne pas rater.