L’aventure de l’Algérie dans le Championnat du Monde 2021 de handball a, comme prévu, pris fin à l’issue du Tour Principal qui était l’objectif fixé par la Fédération algérienne de la discipline (FAHB). L’équipe nationale a bouclé sa campagne à la 22e place sur 32. C’est déjà mieux que le parcours désastreux en 2015 au Qatar quand nos handballeurs avaient terminé bons derniers. Décryptage d’une participation qui laisse, néanmoins, augurer d’un avenir meilleur sous la coupe de l’entraîneur Alain Portes.

C’est une équipe moribonde et à la ramasse que Portes avait reprise en juillet 2019. Au final, il aura rectifié l’anomalie sur le plan continental pour faire oublier la peu réjouissante 6e place de la CAN 2018 (pire résultat en Afrique) et terminer 3e à l’issue de l’édition 2020 abritée par la Tunisie. Une place qui a offert un ticket pour le rendez-vous planétaire en Egypte après une absence lors des deux dernières séquences.
Avant d’entamer la compétition égyptienne, Portes avait indiqué être «quelqu’un qui a de l’ambition et je vais essayer de transmettre cela à mes joueurs qui veulent disputer le second tour de ce rendez-vous mondial. A 59 ans, je me prépare pour jouer mon 2e championnat du monde, ce qui est déjà motivant pour moi et pour la sélection algérienne.» Au terme des 3 premières rencontres, il a fini par décrocher le sésame pour le «Main Round». Cela a été rendu possible par une victoire sur le fil (23-22) contre les Marocains dans la rencontre qui représentait la seule porte vers l’étape suivante.

La France comme match référence
D’ailleurs, le technicien français s’en souvient de cette rencontre clé qui était très difficile parce que ses joueurs ont été «pris de panique à cause du manque de compétition. Heureusement, nous avons réussi à inverser la tendance en deuxième période pour arracher la victoire, qui nous a permis de passer au tour principal.» Les camarades d’Ayoub Abdi, qui a brillé durant ce tournoi, ont eu du mal à se mettre en marche. Notamment en raison d’une préparation perturbée par la pandémie du Coronavirus. Cela a, considérablement, empêché le Sept national de travailler encore plus les automatismes.
Cependant, on a pu relever quelques progrès durant le parcours au pays des Pyramides. On a pu vu une défense plus solide que celle lors de la CAN-2020. Dans ce secteur, du boulot a été fait par Portes et son staff même si cela reste toujours perfectible. Avec une défense parfois étagée et d’autres en tiroir, les variantes tactiques étaient là. C’est ce qui a, spécifiquement, permis de sortir une prestation assez solide contre la France avec une défaite 29-26 face à un adversaire qui a un palmarès long comme le bras et qui a gagné tous ses tests dans cette messe.
D’ailleurs, l’entraîneur d’El-Khadra pense que : «le match face à la France est notre match référence au Mondial. C’était un grand moment, les joueurs étaient respectifs, en appliquant les consignes sur le terrain.» Pour le bilan global, Messaoud Bekrous et ses compères ont animé 6 sorties pour 5 défaites et 1 succès. En se retrouvant dans un groupe «F» où figuraient l’Islande et le Portugal, les chances de s’imposer étaient déjà minimes. Par la suite, reversés dans la poule III du tour principal, les Fennecs devaient se mesurer à des ogres tels que la Norvège (défaite 23-36) et la France qui étaient préalablement injouables. Il ne restait que la Suisse qui pouvait être surprise mais il y avait toujours des lacunes qui n’ont pas rendu cette éventualité possible.
Le TQO, nouvelle étape d’apprentissage de luxe
Portes a toujours du painsur la planche avant de disputer le Tournoi Qualification Olympique (TQO) en mars prochain. Il assure vouloir poursuivre sa mission : «Quand je prends une équipe en main, mon idée est de construire et structurer un projet sportif. Pour l’instant, je me sens bien avec ce groupe et je compte poursuivre l’aventure avec l’Algérie», a-t-il indiqué lundi en notant que «cela va être dure de rattraper les années de sommeil du handball algérien, mais nous allons faire le maximum pour détecter des jeunes joueurs, qui assureront une relève durable pour le hand algérien.»
Concernant le TQO, arracher un billet pour les Olympiades japonaises s’annonce très compliqué, voire impossible, avec des adversaires qui ont pour nom l’Allemagne, la Suède et la Slovénie. Des nations qui ont leurs traditions dans la petite balle. Mais cela fera certainement une étape de plus pour notre sélection afin de se familiariser, de nouveau, avec le très haut niveau et espérer aborder les prochaines grandes échéances avec plus de certitudes.