Vendredi soir, le Real Madrid s’est fait sortir par Manchester City au stade des 1/8 de finale de Ligue des Champions UEFA. Un revers 2 buts à 1 à l’Etihad Stadium dont l’acte II venu se greffer à celui concédé à l’« aller » sur le même score. Cette finale avant la lettre a tourné mal pour les Madrilènes tombés face à plus fort dans un stade précoce de la compétition. C’est la première fois depuis la saison 2009-2010 que le team de la capitale espagnole s’écroule aussi tôt dans son tournoi fétiche.

L’élimination des Madrilènes à ce niveau de la compétition face à un autre sérieux prétendant pour le titre n’est en rien désillusion ou coup de tonnerre. En face, les « Citizens » ont été supérieurs sur le plan tactique et technique contre une « Maison Blanche » qui a vécu, comme son défenseur central Raphaël Varane orphelin de Sergio Ramos (suspendu), une soirée noire. C’était même la plus sombre sous la coupe de Zinédine Zidane. Surtout quand on sait que depuis qu’il a pris les commandes techniques en 2016, l’ancien numéro 10 de l’équipe de France n’avait jamais perdu au meilleur des deux matches aller-retour dans le « knock-out stage » de la C1.
Fin de l’état de grâce pour « Zizou »
Jusqu’à ce vendredi 07 août, « Zizou » et ses protégés avaient réalisé un 12/12 dans les matchs à élimination directe Une copie parfaite qui leur avait valu trois sacres d’affilée en la matière. Jamais un autre club n’avait pu créer cet exploit dans la LDC nouvelle version.
Le coup d’arrêt est là pour le roi incontesté du foot dans le Vieux-Continent. On parle d’un team qui compte 13 triomphes dans le challenge interclubs par excellence. Déjà, l’an dernier, les coéquipiers de Karim Benzema, qui avait inscrit son 65e but en Champions League contre les Mancuniens, s’étaient fait surprendre par l’Ajax Amsterdam en quarts de finale de l’épreuve. Mais ce n’était pas Zidane qui était sur le banc à l’époque puisque c’est Santiago Solari qui dirigeait la formation.

La Liga en consolation
Le retour de « ZZ » devait donc permettre aux « Merengue » de retrouver de leurs superbe et magie. D’autant plus que sous ses ordres, la « Casa Blanca » avait réussi à passer trois phases de poules et neuf double6confrontations sans encombre. Casemiro & cie s’étaient même imposés dans trois finale de C1 contre l’Atlético Madrid (2016), la Juventus Turin (2017) et Liverpool (2018). On ajoutera à cela les deux Coupes du Monde des clubs FIFA décrochées et autant de Supercoupes UEFA. C’est pour dire qu’il y avait une sérieuse dynamique et une forme d’état de grâce qui a pris fin sur la pelouse de l’Etihad Stadium.
Cette saison, Zidane a pu reconquérir la Liga. Il était revenu pour ça. « L’an prochain, il faut inverser la dynamique. Pour moi, le plus important c’est la Liga », avait-il lâché en avril 2019 au moment où le FC Barcelone actait quasiment son 26e sacre en Espagne. S’il a pu aider Sergio Ramos et ses camarades à se poser sur le trône national, l’ex meneur de jeu des « Bleus » a dû renoncer à la couronne européenne qui est, quant à elle, dans l’ADN « Los Blancos ». Una anomalie génétique à laquelle il faudra remédier dès l’édition à venir. n