Par NAZIM BRAHIMI
La coopération bilatérale algéro-française s’offre visiblement une opportunité de taille pour réaliser de nouvelles performances à l’occasion de la tenue dès aujourd’hui, à Alger, de la cinquième session du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN).
D’autant plus que ce rendez-vous se tient dans une conjoncture favorable au vu de la qualité des relations politiques qu’entretiennent Alger et Paris après une période de crispation diplomatique qui a obstrué toutes les voies de la coopération.
Le rendez-vous d’aujourd’hui, que co-présidera le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane, et son homologue Elisabeth Borne, a ainsi toutes les chances de succès car bénéficiant de l’appui des Présidents respectifs.
Il s’agit donc pour les deux parties d’œuvrer dans le sens de concrétiser les ambitions affichées par les deux chefs de l’Etat à l’occasion de la visite de Macron en Algérie au mois d’août dernier.
En ligne avec la Déclaration conjointe d’Alger pour un partenariat renouvelé entre l’Algérie et la France, adoptée à l’occasion de la visite du président français Emmanuel Macron fin août, les membres des gouvernements français et algérien se réuniront pour réaffirmer leur détermination à promouvoir l’amitié entre la France et l’Algérie et approfondir la coopération bilatérale dans les domaines d’intérêt commun, avait affirmé Matignon, en mi-septembre, en guise d’annonce de la visite de Borne.
Pour sa part, le président Tebboune avait évoqué, lors de cette visite, la relance de plusieurs comités intergouvernementaux dont le CIHN, le Comité mixte économique franco-algérien, le Comité de dialogue stratégique algéro-français et une intensification des visites de haut niveau, citant la nécessité d’intensifier la coopération à tous les niveaux et les échanges commerciaux.
C’est la raison pour laquelle de conclure à l’importance que revêt cette nouvelles session du CIHN qui peut également compter sur ce qu’avait été fait précédemment dans la mesure où les deux dirigeants avaient ouvert la voie à une évacuation, sinon à une meilleure coopération, des sujets de malentendu comme celui de la lutte contre l’immigration illégale.
Il s’agira vraisemblablement d’évacuer toutes les zones d’incompréhension et de brouille pour donner une chance au traité de partenariat renouvelé d’atteindre les résultats escomptés.