Certainement, les spéculations ne vont pas s’arrêter tant que le concerné lui-même
ne se prononcera pas sur le sujet. Houssem Aouar avait décidé en 2020 de jouer pour l’équipe de France, alors que Djamel Belmadi l’avait bien sondé pour qu’il porte le maillot de l’Algérie. Presque deux années plus tard, l’attitude du milieu de terrain laisse croire qu’il y a une sorte de rapprochement soudain avec son pays d’origine. Et cela ouvre la porte aux interprétations allant jusqu’à envisager le changement de nationalité sportive du concerné. Surtout que cela est possible administrativement.

Par Mohamed Touileb
Au football, rien n’est figé et tout peut arriver. Une story postée le 24 mai dernier et tout a été relancé. En 2020, Aouar optait pour l’EDF alors que son nom avait été un temps évoqué du côté de notre équipe nationale. Toutefois, sa carrière n’a pas franchement décollé depuis. Le milieu de terrain de l’Olympique Lyonnais (8 buts et 4 passes décisives en 45 apparitions dont 35 comme titulaire cette saison) a même quelque peu régressé. Conséquence : il voit ses chances de retrouver les Bleus s’anéantir. Désormais, il veut se «rapprocher» de l’Algérie. Surtout qu’il reste sélectionnable administrativement. Une story pour dire qu’il est en Algérie. C’est ainsi que le Lyonnais a voulu rappeler qu’il avait un lien avec notre pays. Le pensionnaire des « Gones » est à Oran pour quelques jours de vacances. En tout cas, on notera qu’avec l’EDF, il n’a fait qu’une seule apparition. C’était le 7 octobre 2020 contre l’Ukraine en amical. Aouar avait disputé 59 minutes en réalisant, sans franchement briller, 2 passes décisives pour un large succès 7 buts à 1. Depuis, il s’est contenté d’être sur le banc pour le match entre les « Tricolores » et la Croatie en Ligue des Nations UEFA avant de disparaître de la circulation à l’international.

Sélectionnable sans conditions
Cela veut dire qu’il peut toujours changer de nationalité sportive puisqu’il n’a pas joué en officiel. Se rendant compte qu’il n’a pas trop de place dans l’effectif très dense de Didier Deschamps dans l’entre-jeu, le Rhodanien se verrait peut-être endosser la tunique d’ « El-Khadra ». Et l’accueil qui lui a été réservé dans son village pourrait le motiver encore plus dans cette démarche. Bien que beaucoup l’ont littéralement fustigé après avoir décidé de représenter les « Bleus ».
En tout cas, si l’on parle football, il serait un renfort qualitatif dans le secteur médian. Néanmoins, le degré d’engagement pourrait poser problème pour Djamel Belmadi. Surtout que le concerné avait envoyé son frère pour parler au sélectionneur au lieu de se présenter lui-même pour le rendez-vous fixé entre les deux parties en septembre 2019. Un épisode qui peut certainement anéantir les chances de voir Aouar intégrer l’échiquier de Belmadi.

Les Français ne veulent pas le voir partir
En février écoulé, le driver des « Verts » avait évoqué, une énième fois, le sujet des binationaux. « Ils savent tous qu’ils auraient pu être un apport pour l’équipe d’Algérie. Ils ont tous été contactés.
Ils ont des familles, qui n’ont rien fait. Houssem Aouar par exemple, il savait tout. Il y en a plein dans ce même cas », a-t-il précisé non sans indiquer que « les bons joueurs, je les veux moi ». Reste à savoir à quel point et si Aouar mérite une seconde chance. Le fait d’avoir croisé le chemin de Benlamri et Slimani à l’OL pourrait avoir fait en sorte qu’il se sente plus Dz que jamais. Du côté de la France, la menace de voir l’Algérie le détourner est palpable. D’ailleurs, certains médias ont essayé de tuer ce scénario dans l’œuf en assurant que le voyage d’Aouar en Algérie ne serait en rien un indice pour un probable changement de sélection. Sans doute une façon de le « tenir en otage » et le garder sous le coude puisqu’il a le potentiel de progresser encore. Dans l’avenir, on en saura un peu plus sur ce feuilleton. n