Neuf finales jouées et toutes remportées. En tant que coach du Real Madrid, Zinedine Zidane ne connaît pas la défaite. Il est le roi des matchs couperets. C’est incontestable. En témoigne son dixième trophée glané sur le banc madrilène après la victoire, dimanche soir, en Supercoupe d’Espagne « new look » à Djeddah contre l’Atlético (0-0, 4-1 aux t.a.b), rival de la capitale. Zizou semble connaître la recette de la gagne. A ne pas en douter.

Florentino Pérez, président de la « Casa Blanca » parle tout simplement de « bénédiction du ciel » en évoquant le fait d’avoir Zidane sur le banc. « Il a déjà beaucoup de trophées et peut être en être fier. Et espérons que cela continue », a confié le boss du Real qui estime que « Zidane a une relation amoureuse avec le Real, il a décidé de se reposer pendant un an et maintenant il est revenu avec une énergie nouvelle.»
Justement, à propos de son « break » après avoir décroché trois Ligue des Champions de suite (2016, 2017 et 2018), Zizou estime que « ce qui a changé, ce sont mes huit mois d’absence. L’équipe est plus ou moins la même. Il y a eu de beaux moments mais il a fallu accepter la critique après avoir beaucoup gagné. Pour retrouver le succès, je ne crois qu’au travail et à la patience.» Toujours en ce qui concerne son retour aux commandes techniques du club du XXe siècle, l’ancien meneur de jeu de l’équipe de France dit se voir « comme un meilleur entraîneur qu’à mes débuts, je progresse… Pas seulement en tant qu’entraîneur, mais aussi en tant que personne. Nous apprenons des situations, j’écoute ceux qui m’entourent. La seule chose que je peux faire est de travailler et d’être patient, le reste je ne peux pas le contrôler.» La sérénité et l’humilité, le natif de Marseille ne s’en sépare jamais.

Bête noire de Simeone
Pour le tournoi de Supercoupe dans sa nouvelle formule, son club était « invité » puisque, selon l’ancien mode d’emploi, c’est le FC Barcelone et le FC Valence qui devaient se disputer le trophée. Après avoir sortie les Valencians en demies (3/1), ses poulains ont dû, comme le veut la coutume, ferrailler pour battre les « Colchoneros » tombeurs surprises du Barça (3/2). Le Ballon d’Or 1998 a parlé de la difficulté de ce triomphe : « au final, nous sommes tous ensemble et nous avons bien préparés ces matchs, ces finales. Je ne sais pas pourquoi nous avons gagné neuf fois sur neuf, parce que ce club est ainsi fait. Ce n’était pas simple, il a fallu de la patience, de la tranquillité… »
Le Champion d’Europe 2000 avec les « Bleus » reconnaît qu’ « à la mi-temps, nous ne savions pas comment parvenir à ouvrir le score, comment marquer des buts, mais nous avons été patients. Nous y avons cru jusqu’à la fin, comme toujours. Ce n’est jamais facile de gagner un trophée et encore moins face à l’Atlético. Les deux équipes ont eu des occasions. Maintenant, il nous reste beaucoup de compétitions. Nous devons être heureux, mais il y a encore beaucoup à faire» Pour l’anecdote, c’est la 5e finale de suite contre les «Rojiblancos» qui s’est prolongée au-delà des 90 minutes. Aussi, Diego Simeone, l’homologue de «ZZ», n’a jamais battu ce dernier dans les trois confrontations directes pour une distinction. Le Français est sa « bestia Negra » en langue espagnole.
En l’emportant avant-hier en Arabie-saoudite, les « Merengue » ont ajouté une 11e Supercoupe à la vitrine. Pour sa part, le roi de la roulette a garni un peu plus son pedigree avec une dixième consécration (3 Ligues des Champions, 2 Coupes du Monde des clubs UEFA, 2 Supercoupes UEFA, 1 Liga, 2 Supercoupes d’Espagne) dans sa très réussie reconversion. C’est génial. C’est Zidane tout simplement. n