Une défaite, la première, et elle fait extrêmement mal puisqu’elle coûte une place en Coupe du Monde. Un revers inattendu qui précipite une désillusion que personne n’a vu se pofiler. Et ce compte-tenu de ce passé qui conférait une certaine certitude pour voir les « Verts » faire au minimum un nul et se qualifier. Après 44 batailles livrées sur les lieux, le stade Mustapha-Tchaker n’est plus la citadelle imprenable de l’équipe nationale. Un fait qui les incitera peut-être à déménager.

Par Mohamed Touileb
Comme en 2013 face au Burkina Faso, l’EN aurait pu transiter par Blida pour rallier le Mondial. Mais cela n’est malheureusement pas arrivé. Tout cela a été chamboulé par son but de Toko-Ekambi à la 120’+4. Une réalisation qui signifiait l’élimination des « Verts » mais aussi la fin d’une longue série d’invincibilité de 43 rencontres dans l’enceinte blidéenne.
Une défaite indélébile
Pendant des années, notamment depuis 2008, l’antre de la ville des Roses était un « porte-bonheur » des « Fennecs ». Une sorte de réconfort psychologique que les camarades d’Islam Slimani & cie voulaient faire valoir en insistant auprès du sélectionneur national pour jouer sur ces lieux. « Le choix de Tchaker? Ce sont les joueurs qui s’y sentent bien. On y a une série d’invincibilité, il y a un ensemble de paramètres qui ont permis que l’on s’y sente bien », expliquait le sélectionneur national lors de la conférence de presse précédant le match ‘’retour‘’. Toutefois, le chef de la barre technique de l’EN avait tenu à préciser que « Ce n’est pas de la superstition. C’est surtout un feeling, on y a beaucoup de repères. Je suis surtout l’avis des joueurs, ce sont eux les principaux acteurs sur le terrain et c’est une demande de leur part ». Cela est compréhensible puisque depuis c’est le fief des « Guerriers du Désert ».
Au total, 8 techniciens différents (Zouba, Leekens, Saâdane, Halilhodzic, Gourcuff, Rajevac, Alcaraz et Belmadi) se sont succédé sur le banc d’ « El-Khadra ». Avant Belmadi, aucun de ces 7 prédécesseurs n’avait perdu la moindre partie. Le bilan était de 36 victoires et 7 nuls pour 118 buts marqués et 22 encaissés.
Ça poursuivra Belmadi
Belmadi pouvait soigner son taux de victoires à Blida et passer de 80 à 83.33% en cas de succès. D’ailleurs, pour ce qui est de l’entraîneur le plus prolifique sur les lieux, la palme revient à Gourcuff qui a remporté ses 6 tests (100% de victoires) en inscrivant 25 réalisations et concédant 2 fois seulement.
Après lui, on retrouve Vahid Halilhodzic et son taux de 90.9% dans 11 productions (25 buts marqués et 4 encaissés). Avec le Bosnien, il y a notamment eu le succès en barrage face au Burkina Faso qui a ouvert la porte du Mondial 2014. Un autre coach mondialiste figure dans le top 3, il s’agit de Rabah Saâdane (87.5%). Certes, le ticket pour la Coupe du Monde n’a pas été validé à Tchaker puisque le match d’appui s’est joué à Omdurman (Soudan) face à l’Egypte.
Néanmoins, le succès capital (3-1) contre les « Pharaons » était important pour se frayer le chemin vers l’Afrique du Sud. Cette fois, la destination était le Qatar.
Un voyage que Riyad Mahrez et ses compatriotes ne feront jamais. Ce dernier mauvais souvenir sur les lieux pourrait inciter la sélection à ne jamais y retourner. <