C’est une problématique qui devient récurrente avec une difficulté à trouver des pièces de rechange qui semble des plus persistantes. Sur les deux côtés de la défense de l’équipe nationale, Djamel Belmadi n’a toujours pas trouvé des doublures qui garantissent -plus ou moins- le même apport aux postes. Et à l’approche de sorties importantes, cela peut être handicapant en cas d’indisponibilité d’Atal et de Bensebaïni, habituels choix principaux du sélectionneur.

Par Mohamed Touileb
Pour jouer le Djibouti (succès 0-4) vendredi dernier éliminatoires de Coupe du Monde 2022 au Qatar, Djamel Belmadi a opté pour un onze « revisité ». Avec un Bensebaïni menacé de suspension et un Atal blessé et forfait, le sélectionneur a décidé de faire débuter Abdellaoui et Halaïmia.

Des candidats mais pas de véritable élu
Sans les habituels titulaires sur les flancs de la défense, les deux substituts n’ont pas rassuré quant à leur capacité à remplir leurs rôles parfaitement et sans affecter l’équilibre du bloc. Le chantier à ce niveau est toujours en cours alors que des dates cruciales se profilent. Poussif, comme ce ballon poussé un peu loin par Mohamed-Réda Halaïmia qui lui a valu un carton jaune bête, c’est ainsi qu’on pourrait qualifier le rendement de l’ancien joueur du MC Oran. Pourtant, face à lui, il n’y avait pas un ailier intenable ou à la technique extraordinaire. La prestation a bien confirmé qu’il ne sera pas facile de remplacer Youcef Atal dans ce poste.
La copie moyenne de Halaïmia et la crainte de le voir expulsé ont précipité son changement dès la pause. Houcine Benayada a pris sa place. Le sociétaire de l’ES Sahel n’a pas franchement fait mieux. Il a même laissé quelques espaces derrières que Sofiane Feghouli a bien tâché de colmater avec son repli défensif. Une mission dont il s’est souvent chargé quand Youcef Atal n’est pas là. Ce fut notamment le cas avec Mehdi Zeffane lors de la CAN-2019.

Zedadka et Hamache, arrivées à précipiter ?
Si Atal est souvent absent en raison de blessure, le fait rassurant est que son pendant à gauche, Bensebaïni, ne brille pas par ses défections récurrentes en équipe nationale. En revanche, quand il n’est pas opérationnel, ni Mohamed Farès, ni Naoufel Khacef ou Ayoub Abdellaoui n’ont pu faire penser que sa présence n’est pas indispensable. Le dernier nommé a confirmé ce constat cet après-midi. Heureusement qu’Aïssa Mandi était dans un bon jour bien aidé par Abdelkader Bedrane puis Djamel Benlamri.
Le mauvais rendement des latéraux était pour beaucoup dans l’entame poussive des « Verts » contre les Djiboutiens. Sans l’apport des arrières, créer le surnombre contre les blocs bas devient difficile.
Et c’est cela le point fort quand Bensebaïni et Atal, réputés pour être de bons contre-attaquants, sont sur la pelouse. Le match de vendredi a confirmé -une énième fois- que ce secteur a besoin de nouveaux profils. Et ce, sur le court terme vue l’urgence.
Ainsi, Yanis Hamache et Akim Zedadka pourraient être essayés prochainement. En tout cas, ils devraient avoir leurs chances… comme tous les autres.