L’Algérie jouera sa troisième finale de Coupe d’Afrique des nations après celles de 1980 et 1990. Les « Verts » se sont qualifiés, hier, en battant le Nigeria sur le score de 2 buts à 1 au stade International du Caire (Egypte). Une véritable performance sachant que les Nigerians, 15 présences dans le carré d’as en 17 CAN jouées, avaient largement l’avantage selon l’inventaire des huit dernières explications.

Devant une enceinte cairote assez garnie où quelque 10 000 Algériens occupaient les travées, l’EN a pris la partie par le bon bout en faisant le jeu dès l’entame. Ils se sont procurés trois occasions lors du premier quart d’heure. La première sur un centre de Belaïli que Bounedjah n’a pas bien suivie (7’) et la seconde via Bennacer, assisté par talonnade de… Belaïli, qui a vu sa frappe contrée par Collins (11’). Quant à la troisième, c’était la tête de Bensebaïni (15’) passée au-dessus de la transversale.
Toutefois, la première opportunité franche était l’œuvre de Bounedjah (29’). A l’affût d’une passe en profondeur du très inspiré Belaïli, auteur d’une première mi-temps de haute qualité, l’avant-centre des « Fennecs » presse Ekong, lui chipe le ballon, mais bute sur le gardien Akpeyi. C’était la 6e grosse occasion ratée dans le tournoi pour le sociétaire d’Al-Sadd (Qatar) premier du classement. Une statistique peu flatteuse.

Pressing et but par forcing
Les « Super Eagles » n’ont réagi qu’à la 39e minute quand Ighalo a croisé un tir passé à côté de la cage de M’Bolhi. Un avertissement pour les poulains de Belmadi qui ont répliqué dans la foulée. Toujours dans les bons coups, Belaïli fait basculer le jeu d’un subtil décalage à droite. Mahrez, sur un passement de jambes, fixe Collins et centre. Le cuire tape son vis-à-vis pour finir dans la cage Nigeriane après avoir été dévié par Ekong. Un coup de pouce du destin qui a mis les Algériens devant à la pause. Le Nigeria, qui a disputé 7 finales pour 3 sacres et 15 demies en 17 participations, était mené lorsque l’arbitre Bakary Gassama a renvoyé les deux teams aux vestiaires.
Avec un avantage minime, les « Guerriers du Sahara » risquaient de se faire rejoindre au score par les protégés de Gernot Röhr. Le quatuor Chukwueze – Musa – Ighalo – Iwobi était une menace constante capable de faire des fulgurances.

Le VAR, la barre et Mahrez
Mais c’était sur un fait de jeu que les triples champions d’Afrique ont pu recoller. A la 70e, Gassama a accordé un penalty après avoir visionné le VAR. Sentence transformée par Ighalo qui venait de prendre la tête du classement dans le tournoi (4 réalisations) et empocher les 50 000 dollars promis pour le buteur par un magnat du pays. L’égalisation a mis les nerfs à rude épreuve. Notamment dans les gradins avec des échanges virulents entre Algériens et Egyptiens qui ont célébré le but des « Green Eagles ». Ce qui a nécessité l’intervention des stadiers pour éviter que la situation ne dégénère.
Pour revenir à ce duel, Onyekuru (85’) s’essaye des 20 mètres de M’Bolhi sans succès avant que Feghouli ne mange la feuille deux minutes plus tard en oubliant de servir Mahrez mieux placé. Portée par la détermination, « El-Khadra » pousse. Bennacer trouve la transversale à la 90e. Dans le temps additionnel, Mahrez, élu homme du match, plie la partie sur un coup franc splendide pour envoyer l’Algérie en finale où elle retrouvera le Sénégal !