Rester fidèle à sa philosophie en toutes circonstances, c’est le leitmotiv de l’équipe nationale version Djamel Belmadi. Une approche psycho-footballistique payante puisqu’elle a permis aux «Fennecs» de frôler un autre exploit face au Mexique mardi soir au Cars Jeans stadium de La Haye (Pays-Bas). Même en infériorité numérique pendant 40 minutes, l’EN a pu mener au score avant de se faire rejoindre sur le fil (2/2) par El Tri. Un résultat qui permet aux Fennecs d’enchaîner, il faut le noter, un 19e match sans défaite. Chose qui n’était jamais arrivée dans l’histoire de notre sélection.

Réagir vite, maintenir le pressing haut constamment, rester solidaires et savoir faire le dos rond face aux assauts pour s’en sortir avec un minimum de dégâts, les Fennecs ont montré tout cela avant-hier pour leur second match amical de la date FIFA d’octobre. Après avoir battu le Nigéria 1 but à 0 vendredi dernier, les coéquipiers de Riyad Mahrez, auteur de son 16e but en 59 capes, visaient une seconde victoire de suite dans la fenêtre internationale en se mesurant à des Mexicains qui se présentaient avec un sacré bilan comptant 18 succès lors de leurs 19 dernières sorties.
A partir de là, il fallait s’attendre à un duel spectaculaire et à rebondissements. Ce fut le cas avec des buts, des barres, des dribbles et des faits de jeu qui ont obligé les deux techniciens à s’adapter à des données versatiles. Notamment du côté algérien avec l’expulsion d’Adlène Guedioura dès la 55e minute quand il a vu l’arbitre Bas Nijhuis lui donner un second carton jaune.

Mal-arbitrés, ils n’ont pas déjoué
Sur cette séquence, Djamel Belmadi, premier responsable de la barre technique de l’EN, estime que le referee avait la gâchette facile. Et il l’a fait savoir en conférence d’après-match. «Je pense que les arbitres étaient un peu durs avec nous. Ils ont pris des décisions difficiles. Ils s’en sont pris à tous nos joueurs et même à moi. Je n’aime pas trop parler des arbitres mais les arbitres pour moi n’étaient pas au niveau de cette rencontre», a-t-il balance.
Une frustration qu’on comprend parfaitement car on a l’impression qu’à armes égales, ses protégés auraient pu sortir vainqueurs de cette chaude explications contre les «Aztèques». C’est aussi l’avis de l’ancien driver d’Al Duhail qui trouve que «notre rencontre contre le Mexique a été bien meilleure que celle contre le Nigeria (gagné 1-0, ndlr). Notre objectif reste de bien se préparer, en vue de la [qualification pour] la Coupe du Monde 2022. Le Mexique a effectué des changements auxquels on ne s’attendait pas, mais on s’est rapidement adapté, avec une excellente intensité de la part des joueurs. Nous aurions gagné si Guedioura n’avait pas écopé d’un carton rouge.»

«Le niveau supérieur»
En tout cas, globalement et au-delà du résultat de ce test, le technicien de 44 ans juge qu’«on commence à atteindre un niveau supérieur. On fait partie des grandes équipes et jouer face à l’Algérie ne sera pas facile.» Un avis que les Algériens valident certainement. D’autant plus que les Champions d’Afrique ont même pu prendre les devants, alors qu’ils étaient réduits à 10. L’esprit de conquérants est palpable en toutes circonstances.
Ramy Bensebaïni, excellent lors de cette rencontre et très rigoureux tactiquement tout comme Ismaël Bennacer, a symbolisé cette envie constante d’aller de l’avant sur la seconde réalisation signée Riyad Mahrez qu’il a assisté. Le latéral gauche a pressé et chiper un ballon à 35 mètres du but adverse. Cela prouve bien que les «Guerriers du Sahara» ne reculent devant rien. Et ça ne peut que nous réjouir de voir cette attitude. n